Mali : deux journalistes de la télévision publique libérés après trois mois de captivité

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Enlevés début octobre dans le centre du Mali, deux journalistes de la télévision publique malienne ont retrouvé la liberté lundi 29 décembre 2025, selon des sources concordantes. Il s’agit de Daouda Koné, directeur régional de l’ORTM à Douentza, et de son cameraman Salif Sangaré, désormais en sécurité à Mopti et en bonne santé.
Les deux hommes avaient été enlevés le 4 octobre 2025 alors qu’ils se rendaient en mission sur l’axe Sévaré-Douentza, une zone régulièrement exposée aux attaques de groupes armés. Leur disparition avait suscité une vive inquiétude au sein de la profession et mobilisé plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse.
Selon des sources proches de leur rédaction, Daouda Koné et Salif Sangaré ont été libérés dans des circonstances qui n’ont pas été rendues publiques. Aucune information officielle n’a filtré sur les conditions de leur détention ni sur les modalités ayant conduit à leur libération.
Au cours de leur captivité, une vidéo diffusée début décembre par un groupe armé jihadiste actif dans la région les montrait en vie. Ces images avaient ravivé l’espoir de leurs proches et attiré une attention nationale et internationale sur leur sort.
Cet enlèvement s’inscrit dans une longue série d’atteintes à la sécurité des journalistes maliens, particulièrement dans le centre et le nord du pays. Ces dernières années, plusieurs professionnels des médias ont été kidnappés dans ces régions avant d’être libérés, souvent dans la plus grande discrétion.
La libération de Daouda Koné et Salif Sangaré met un terme à près de trois mois de captivité, mais rappelle une nouvelle fois la précarité des conditions d’exercice du métier de journaliste au Mali, où couvrir l’actualité hors de Bamako demeure une activité à haut risque dans un contexte sécuritaire toujours instable.
I.inter
