Porlahla 2026 : le Nord ivoirien au cœur du dialogue culturel mondial

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La troisième édition du Festival Porlahla a été officiellement présentée le mardi 13 janvier 2026 à La Rotonde des Arts d’Abidjan-Plateau. Prévu du 5 au 7 février 2026 à Kouto, dans le nord de la Côte d’Ivoire, l’événement s’annonce comme une grande célébration de la culture sénoufo, avec pour point culminant un concert du groupe Magic System.
Devenu en quelques années un rendez-vous culturel de référence, le Festival Porlahla ambitionne, pour cette édition 2026, de franchir un nouveau palier en attirant plus de 140 000 festivaliers. Initié par l’homme d’affaires Dossongui Koné et le ministre Bruno Koné, le festival s’inscrit dans une dynamique de valorisation durable des patrimoines culturels du Nord ivoirien.
Après des éditions tenues en 2022 et 2024, Porlahla s’affirme comme un trait d’union entre tradition et modernité. Placée sous le thème « Nos racines, nos ailes », la biennale entend promouvoir les valeurs fondatrices de la société africaine, tout en offrant une plateforme d’expression aux cultures contemporaines.
Selon Dotian Bamba, président du Comité d’organisation, Porlahla dépasse le cadre festif. « Il s’agit de transmettre aux jeunes générations des repères essentiels, dans un contexte où les valeurs de respect et de solidarité sont mises à l’épreuve », a-t-il expliqué.
La dimension intellectuelle et académique constitue également l’un des marqueurs forts de cette édition. Sous la coordination du Professeur Ahoua Sougo Coulibaly, présidente de l’Université de Korhogo, le festival intégrera des espaces de réflexion consacrés à la sauvegarde du patrimoine culturel sénoufo et à sa transmission face aux mutations sociales.
Porlahla 2026 se distingue aussi par son ouverture internationale. Des délégations venues de Chine, d’Espagne, d’Afrique du Sud, du Mali, du Bénin, du Ghana, du Togo et du Sénégal sont attendues. Ce brassage se traduira par la présence de communautés culturelles emblématiques telles que les Dogons, les Zangbeto, les Bassars, les Manjaques ou encore les Zoulous.
À cette diversité s’ajoutera la participation de cantatrices chinoises, symboles d’un dialogue interculturel assumé avec le peuple sénoufo, dont les origines sont ancrées dans les grandes migrations ouest-africaines.
Au-delà de la culture, le festival se veut un catalyseur de développement local. La Fondation Atlantic, par la voix de son directeur général Antoine Resk Diomandé, a annoncé la mise en place de formations destinées aux femmes de la région, afin de soutenir l’entrepreneuriat local. Le marché artisanal et la gastronomie traditionnelle participeront également à la valorisation économique de Kouto.
Le concert de clôture, assuré le 7 février par Magic System, viendra consacrer le caractère populaire et fédérateur de l’événement. Soutenu par le ministère de la Culture, qui y voit un outil de cohésion nationale, le Festival Porlahla transformera, durant trois jours, Kouto en une véritable scène internationale de la culture africaine, entre héritage ancestral et regards tournés vers l’avenir.
I.inter
