Crash d’un avion ravitailleur américain en Irak : six militaires de l’équipage tués

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Les six membres d’équipage d’un avion ravitailleur de l’armée des États-Unis ont perdu la vie après le crash de leur appareil jeudi dans l’ouest de l’Irak, a annoncé vendredi le commandement militaire américain chargé de la région.

Un accident survenu lors d’une mission

Selon les autorités militaires américaines, l’incident s’est produit le 12 mars vers 18 heures GMT, lorsqu’un avion de ravitaillement en vol Boeing KC-135 Stratotanker s’est écrasé dans l’ouest irakien.

Le bilan initial faisait état de quatre victimes, mais il a été réévalué à six morts, soit l’ensemble de l’équipage présent à bord de l’appareil.

Dans sa communication officielle, l’armée américaine a indiqué que le crash n’était lié ni à des tirs ennemis ni à des tirs amis, tout en précisant qu’une enquête avait été ouverte pour déterminer les causes exactes de l’accident.

Deux avions impliqués dans l’opération

Dans un premier temps, les autorités militaires avaient évoqué la présence de deux avions ravitailleurs KC-135 engagés dans la mission.

L’un des appareils s’est écrasé, tandis que le second a réussi à se poser sans incident, selon les précisions fournies par le commandement militaire.

Des versions divergentes sur les causes

Du côté de la Iran, l’armée a affirmé dans un communiqué relayé par la télévision publique que l’avion aurait été touché par un missile tiré par des groupes armés pro-iraniens opérant en Irak. Cette version n’a toutefois pas été confirmée par Washington.

Un contexte de tensions régionales

Ce crash intervient dans un contexte de fortes tensions entre les États-Unis et l’Iran. Selon plusieurs médias, il s’agirait du quatrième appareil militaire perdu par l’armée américaine depuis le début des hostilités le 28 février, après la perte de trois avions de chasse F-15 Eagle abattus accidentellement par des tirs amis au Koweït.

Escalade militaire dans la région

Parallèlement, des médias rapportent que l’ambassade américaine à Bagdad aurait été ciblée par une attaque de drone samedi à l’aube, après des frappes américaines contre un groupe armé pro-iranien dans la capitale irakienne.

Dans le même temps, l’armée américaine a mené des bombardements sur Kharg Island, principal terminal d’exportation pétrolière de l’Iran. Le président américain Donald Trump a affirmé que plusieurs positions militaires y avaient été détruites.

Selon l’agence iranienne Fars News Agency, une quinzaine d’explosions ont été entendues sur l’île, sans dommages signalés sur les installations pétrolières.

Le détroit d’Ormuz sous haute tension

La situation demeure particulièrement sensible autour du détroit d’Ormuz, corridor maritime stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.

Washington a averti qu’il pourrait frapper des installations pétrolières si la liberté de navigation dans cette zone était menacée. En réponse, Téhéran a menacé de viser les infrastructures pétrolières liées aux intérêts américains au Moyen-Orient, accentuant les craintes d’une escalade militaire régionale.

I.inter