Crise à l’UNJCI en Côte d’Ivoire : les deux têtes de l’exécutif convoquées au Parquet, à la veille d’un congrès incertain

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Nouveau coup de théâtre dans la crise qui secoue l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire. À quelques heures de la tenue annoncée de son 12e Congrès ordinaire, prévue le 25 mars 2026, ses deux principaux dirigeants sont appelés à comparaître devant le procureur de la République.

Il s’agit de Bertin N’Guessan et de Jean-Claude Coulibaly, tous deux convoqués pour le mardi 24 mars 2026 à 9 heures au Parquet. L’information, rendue publique le lundi 23 mars, provient directement des concernés, sans qu’aucune précision ne soit donnée sur les motifs de cette convocation.

Le document adressé à Bertin N’Guessan indique qu’il est attendu « pour affaire le concernant ». De son côté, Jean-Claude Coulibaly a confirmé sa convocation via les réseaux sociaux, évoquant un rendez-vous judiciaire à la même date et à la même heure.

Cette double convocation intervient dans un contexte particulièrement tendu au sein de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire, en proie à des dissensions internes persistantes. Le processus d’organisation du congrès électif, censé renouveler les instances dirigeantes, est fortement perturbé.

En cause notamment, la validation controversée de l’une des deux candidatures en lice, qui divise profondément les membres de l’organisation. Une situation qui a déjà conduit la justice à intervenir : par une décision rendue le 19 février 2026, la tenue du congrès a été suspendue jusqu’à nouvel ordre.

Dès lors, la convocation simultanée des deux responsables devant le procureur apparaît comme un nouvel épisode d’une crise aux ramifications désormais judiciaires, laissant planer de sérieuses incertitudes sur la tenue effective du congrès et l’avenir immédiat de l’organisation.

Sonia Coulibaly