Elections à la MUGEF-CI : des candidatures rejetées sur fond de soupçons de fraude, le Comité électoral se défend

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À l’origine de la polémique, les contestations de Bli Blé David et Théodore Zadi Gnagna, issus de la liste Alliance pour le Bien-être (ABM). Ceux-ci dénoncent une disqualification qu’ils jugent irrégulière, intervenue avant même la publication officielle des candidatures validées.
Face à la presse, au siège de la MUGEF-CI, Collette Koné a opposé une réponse ferme, mettant en avant la rigueur du processus de vérification. Selon elle, plusieurs anomalies graves ont été relevées dans les dossiers incriminés, notamment des cas de falsification de documents administratifs. Parmi les irrégularités évoquées figurent des casiers judiciaires portant la signature de procureurs décédés, l’usage de photocopies en lieu et place d’originaux, ainsi que des documents incomplets ou non certifiés.
La présidente du Comité électoral a également mentionné des incohérences préoccupantes, comme l’intervention d’un greffier encore en formation pour valider certaines pièces officielles. Elle a averti que ces faits pourraient entraîner des poursuites judiciaires, compte tenu de leur gravité.
Soucieuse de garantir l’équité, l’instance électorale avait néanmoins accordé un délai supplémentaire jusqu’au 19 mars pour permettre aux candidats de régulariser leurs dossiers. Une mesure d’ouverture qui, selon Collette Koné, n’a pas permis de corriger les insuffisances relevées.
Malgré ces tensions, le Comité électoral assure que le processus suit son cours dans le respect des règles établies. Sur un total de 459 candidatures déposées par quatre listes, les dossiers conformes ont été validés et publiés.
Le calendrier électoral reste inchangé, avec l’élection des délégués prévue le 18 avril 2026, suivie de la proclamation des résultats le 30 avril et de la publication de la liste définitive le 4 mai. Les étapes suivantes conduiront à l’Assemblée générale élective, qui désignera les membres du Conseil d’administration et du Comité de contrôle.
En conclusion, Collette Koné a rejeté toute responsabilité dans le rejet des candidatures contestées, appelant les acteurs à faire preuve de responsabilité afin de préserver la crédibilité du scrutin et la stabilité de l’institution.
Solo Muna