Gala de la FAF 2026: à Abidjan, la cérémonie érige la force féminine en moteur de transformation sociale

Vues 5 653

Le Dream Espace de la Riviera, à Cocody, a servi de cadre, le 25 avril 2026, à une soirée d’envergure portée par la communauté Force Au Féminin (FAF). Entre élégance, networking et réflexions de fond, ce gala annuel a rassemblé des participantes venues de divers horizons autour d’un enjeu central : repenser la place et l’impact de la femme dans la société contemporaine.

Au cœur de l’événement, un panel de haut niveau, modéré par le journaliste et président de l’UNAPEP-CI, Yeelen Keita, a donné le ton. Trois voix fortes du leadership féminin s’y sont exprimées : la présidente fondatrice de la FAF, Lorraine Christelle Aka, Queen Prunelle Ludmilla Akpa et Dr Mélissa Kouamé-Dakouri. Ensemble, elles ont exploré le thème « Force féminine et responsabilité sociale », en mettant en lumière les réalités africaines.

Pour Lorraine Christelle Aka, la force féminine ne se limite pas à une posture symbolique. Elle s’incarne dans la capacité des femmes à assumer des responsabilités multiples, souvent dans l’ombre, mais avec une efficacité déterminante. « La femme porte, structure et stabilise », a-t-elle soutenu, insistant sur son rôle clé dans le développement social et communautaire.

Dans une approche plus critique, Queen Prunelle Ludmilla Akpa a pointé les contradictions du contexte africain, où le potentiel féminin reste encore sous-exploité. Entre stigmatisation, manque de visibilité et faible représentativité dans les sphères décisionnelles, elle a appelé à un sursaut collectif. Son plaidoyer est clair : les femmes doivent occuper l’espace public, s’affirmer et devenir des références positives pour les générations futures.

De son côté, Dr Mélissa Kouamé-Dakouri a recentré le débat sur la dimension stratégique du leadership féminin. Elle a défendu une vision inclusive, où la femme agit comme un catalyseur d’équilibre et de cohésion. « La force féminine est une force de construction, pas de confrontation », a-t-elle affirmé, invitant les femmes à transformer leurs expériences en leviers de résilience et d’action.

Les échanges ont également mis en exergue l’importance du réseautage et de la solidarité féminine. Dans un environnement où les opportunités restent inégalement réparties, l’union apparaît comme un facteur déterminant de réussite. « Seules, nous avançons. Ensemble, nous accélérons », résume l’esprit de la FAF.

Autre enseignement majeur : la nécessité de repenser l’éducation et l’autonomisation des femmes. Les intervenantes ont insisté sur une autonomie responsable, ancrée dans les valeurs et tournée vers l’impact social. L’objectif n’est pas seulement de réussir individuellement, mais de contribuer à un progrès collectif durable.

Loin de toute opposition stérile, les panélistes ont rappelé que la dynamique de développement repose sur une complémentarité entre hommes et femmes. Une vision équilibrée, qui valorise les différences tout en affirmant une égalité de potentiel.

À travers ce gala, la FAF confirme son positionnement comme un acteur engagé de la promotion du leadership féminin en Côte d’Ivoire et au-delà. En créant un espace d’échange, de formation et d’inspiration, l’organisation entend bâtir une génération de femmes conscientes de leur valeur et prêtes à impacter durablement leur environnement.

Plus qu’un simple événement, cette soirée s’impose comme un manifeste : celui d’une féminité assumée, responsable et résolument tournée vers l’action.

Tadina Christina