Crise à l’UNJCI : Amos Béonaho fixe le cap du 12e congrès électif et appelle à l’unité sacrée des journalistes

Vues 6 573

Vues 6 573
Après plusieurs semaines de tensions internes, l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) amorce une étape décisive. Le comité ad hoc conduit par Amos Béonaho a annoncé, dimanche 3 mai 2026 à Abidjan, l’organisation du 12e congrès ordinaire électif les 15 et 16 mai prochains à la Maison de la presse, avec pour mot d’ordre principal : restaurer l’unité et la crédibilité de la corporation.
Dans une déclaration à forte portée institutionnelle, l’ancien président de l’UNJCI a replacé cette échéance dans une dynamique de reconstruction, estimant que l’organisation doit impérativement surmonter ses divisions pour retrouver sa pleine légitimité.
« Ce congrès doit être celui du rassemblement, de la responsabilité et de la crédibilité retrouvée », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de rebâtir une maison commune solide au service de tous les journalistes ivoiriens.
Pour Amos Béonaho, les turbulences récentes, bien qu’elles traduisent une forme de vitalité démocratique, ont surtout révélé l’urgence d’un sursaut collectif. Il appelle désormais à transformer cette crise en opportunité de réforme et de maturité.
Dans cette perspective, le président du comité ad hoc a exhorté les professionnels des médias à dépasser les rivalités individuelles pour privilégier l’intérêt supérieur de la profession. Selon lui, aucune ambition personnelle ne devrait fragiliser une organisation censée défendre les droits, la dignité et les aspirations de l’ensemble des journalistes.
« Aucune divergence ne saurait justifier une fracture durable », a-t-il martelé, plaidant pour un climat d’apaisement, de dialogue et de confraternité.
Le comité ad hoc promet un processus électoral encadré par les textes de l’UNJCI, avec des garanties de transparence, d’équité et de conformité aux standards démocratiques. L’objectif affiché est d’aboutir à un congrès inclusif, crédible et incontestable, capable de refermer les blessures récentes.
Mais au-delà du scrutin, Amos Béonaho a rappelé que les défis les plus importants demeurent ceux de la profession elle-même : défense de la liberté de la presse, amélioration des conditions de travail, lutte contre la précarité, survie économique des médias et promotion d’un journalisme rigoureux, éthique et responsable.
Dans un contexte où les médias font face à des mutations profondes, il estime que seule une UNJCI rassemblée pourra peser efficacement dans les débats et défendre durablement les intérêts de ses membres.
En lançant cet appel à la mobilisation générale, Amos Béonaho veut faire du 12e congrès non seulement une élection, mais aussi un acte fondateur pour une nouvelle ère.
« L’heure n’est plus à la division. L’heure est au rassemblement », a-t-il conclu.
À moins de deux semaines de ce rendez-vous majeur, les regards sont désormais tournés vers la Maison de la presse, où se jouera une partie essentielle de l’avenir du journalisme ivoirien.
Solo Muna