Dissolution de la CEI : Affi N’Guessan choque avec une réaction sans filtre et réclame une refonte totale

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La dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) décidée en Conseil des ministres continue de faire réagir la classe politique ivoirienne. L’annonce, faite ce mercredi 6 mai 2026 par le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly, marque la fin d’une institution clé du système électoral depuis plus de vingt ans.

Une page institutionnelle qui se tourne

Selon le gouvernement, une ordonnance a été adoptée pour mettre fin aux activités de la CEI, créée pour organiser et superviser les élections nationales ainsi que les référendums.

Une décision qui intervient après plusieurs années de débats et de critiques récurrentes autour du fonctionnement de l’organe électoral.

Réaction immédiate de Pascal Affi N’Guessan

Dans la foulée de cette annonce, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a réagi avec une formule particulièrement marquante.

« La CEI des crises électorales et de la mort a tiré sa révérence », a-t-il déclaré, saluant de fait la disparition de l’institution tout en pointant son lourd passif politique.

Une institution longtemps contestée

La CEI a, durant de nombreuses années, été au centre de vives polémiques. Plusieurs partis politiques et organisations de la société civile lui reprochaient un manque d’indépendance et une incapacité à garantir des scrutins jugés pleinement crédibles.

Sa composition et ses décisions ont souvent alimenté des tensions entre pouvoir et opposition.

Le FPI appelle à une refondation du système électoral

Pour Pascal Affi N’Guessan, la dissolution de la CEI ne doit pas être une simple rupture institutionnelle, mais le début d’un processus de réforme global.

Il appelle ainsi à l’ouverture immédiate d’un cadre de dialogue national :

« Il faut, ici et maintenant, ouvrir le dialogue avec les organisations politiques et de la société civile pour refonder le système électoral, au nom de la paix et de la stabilité », a-t-il insisté.

Vers un nouveau modèle électoral

Avec la disparition de la CEI, la Côte d’Ivoire s’engage dans une phase de transition importante.

La question de la future architecture électorale devient désormais centrale, avec l’enjeu majeur de restaurer la confiance entre acteurs politiques et citoyens dans l’organisation des scrutins à venir.

I.inter