Côte d’Ivoire : le Conseil national de sécurité salue les progrès sécuritaires et fixe de nouvelles priorités

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La Côte d’Ivoire enregistre une amélioration de sa situation sécuritaire, portée par les opérations des Forces de défense et de sécurité. Réuni le jeudi 23 juillet 2026 sous la présidence d’Alassane Ouattara, le Conseil national de sécurité a toutefois appelé à une mobilisation accrue contre les accidents de la route et l’orpaillage illégal, deux défis jugés préoccupants.
Le Conseil national de sécurité (CNS) a dressé un bilan globalement positif de l’évolution de la sécurité en Côte d’Ivoire. Selon le communiqué ayant sanctionné la réunion tenue au Palais de la Présidence de la République, les actions engagées ces derniers mois par les Forces de défense et de sécurité ont contribué à faire reculer plusieurs formes de criminalité sur l’ensemble du territoire.
Parmi les indicateurs relevés figurent la baisse des attaques de domiciles, des vols dans les commerces et des braquages commis par les coupeurs de route. Pour le CNS, ces résultats traduisent l’efficacité des opérations de sécurisation menées de façon régulière dans les différentes régions du pays.
Le Conseil a néanmoins souligné que certains phénomènes continuent d’exiger une réponse vigoureuse. Les assassinats, les vols de véhicules ainsi que les accidents mortels de la circulation demeurent des sujets de préoccupation. Évoquant les récents drames sur les axes Niakara-Katiola et Touba-Biankouma, le président Alassane Ouattara a exprimé sa compassion aux familles des victimes avant d’instruire le gouvernement de renforcer les contrôles techniques des véhicules et les actions destinées à lutter contre les infractions au Code de la route.
Autre dossier examiné au cours de cette réunion : l’orpaillage clandestin. Le Conseil s’est félicité des résultats obtenus par le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI), créé en 2021. En cinq ans, plus de 8 500 sites illicites ont été démantelés, 4 474 personnes déférées devant la justice, plus de 960 millions de francs CFA saisis et près de 136 kilogrammes d’or récupérés.
Malgré ces performances, les autorités estiment que le phénomène continue de représenter une menace pour l’environnement, l’économie nationale et la sécurité. Le chef de l’État a ainsi ordonné un renforcement du dispositif de lutte, avec une implication accrue des préfets, des autorités traditionnelles, des Forces de défense et de sécurité ainsi qu’une coopération renforcée avec les pays d’origine des orpailleurs clandestins. Il a également insisté sur l’application systématique des sanctions prévues par la législation contre tous les acteurs impliqués dans cette activité illicite.
I.inter
