Orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : Naya Jarvis Zamblé appelle à un sursaut national

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La députée ivoirienne Naya Jarvis Zamblé hausse le ton face à la persistance de l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire. Dans une déclaration consacrée à ce phénomène, l’élue alerte sur ses conséquences environnementales et sociales et appelle à une mobilisation collective pour préserver les ressources naturelles du pays.
Pour la parlementaire, l’exploitation clandestine de l’or constitue une menace directe pour les cours d’eau, les terres agricoles et les générations futures. Elle s’inquiète également des soupçons de complicité de certains acteurs locaux dans la poursuite de ces activités.
« Ce qui fait encore plus mal, c’est d’apprendre que certaines autorités et certains chefs de terre seraient associés à ces activités », déplore Naya Jarvis Zamblé, qui estime que des intérêts financiers particuliers ne doivent pas primer sur la protection des communautés.
Son intervention intervient dans le contexte du bilan présenté par le Conseil national de sécurité (CNS) lors de sa réunion du 23 juillet 2026, présidée par le chef de l’État, Alassane Ouattara.
Selon les données communiquées à l’issue des opérations menées entre 2021 et le premier semestre 2026, plus de 8 500 sites d’orpaillage illégal ont été déguerpis. Les opérations ont également conduit au déferrement de 4 474 individus, dont 65 % seraient de nationalité étrangère.
Les autorités font aussi état de la saisie de 136 kilogrammes d’or et de l’interception de plus de 960 millions de FCFA.
Malgré ces résultats, le CNS a exprimé sa préoccupation face à la persistance et à l’extension du phénomène, considéré comme une menace pour la sécurité, l’économie et l’environnement.
Face à cette situation, Naya Jarvis Zamblé appelle à renforcer la mobilisation. « Notre terre n’est pas à vendre. Nos eaux ne sont pas à sacrifier », martèle-t-elle, estimant que la lutte contre l’orpaillage clandestin doit dépasser le seul cadre des opérations de déguerpissement.
La députée invite également les populations locales, particulièrement les jeunes, à s’impliquer davantage dans la protection de leur environnement. Elle les encourage à s’organiser pour refuser la destruction des terres et à signaler les activités clandestines aux structures compétentes.
Pour l’élue, la lutte contre l’orpaillage illégal exige ainsi à la fois la fermeté des pouvoirs publics, la responsabilité des acteurs locaux et la mobilisation des communautés, afin de préserver durablement les ressources naturelles de la Côte d’Ivoire.
I.inter