Côte d’Ivoire : Ahoua Don Mello alerte sur l’essor de la « mafia de l’or » et appelle à une riposte globale

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Face à la progression de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire, Ahoua Don Mello, vice-président de l’Alliance internationale des projets stratégiques des BRICS et ancien ministre, tire la sonnette d’alarme sur les conséquences économiques, environnementales et sécuritaires de cette activité.

Selon l’ancien ministre, l’exploitation illégale de l’or ne relève plus de simples activités artisanales isolées, mais s’est progressivement structurée autour de réseaux de criminalité organisée, bénéficiant de complicités permettant à leurs activités de se maintenir dans plusieurs régions du pays.

Ahoua Don Mello dénonce particulièrement les conséquences environnementales de cette exploitation clandestine. L’utilisation incontrôlée de produits toxiques, notamment le mercure et le cyanure, contribuerait à la contamination des cours d’eau et des nappes phréatiques, tandis que l’ouverture de sites miniers accélère la dégradation du couvert forestier.

Pour le responsable politique, les conséquences dépassent largement la seule question environnementale. La destruction des terres agricoles menace la souveraineté alimentaire et fragilise les moyens de subsistance des communautés rurales. L’orpaillage clandestin favoriserait également, selon lui, le développement de réseaux criminels transfrontaliers et contribuerait à renforcer l’insécurité dans certaines zones rurales.

Face à cette situation, Ahoua Don Mello estime que les opérations ponctuelles de déguerpissement ne suffisent plus à enrayer durablement le phénomène. Il préconise une stratégie nationale coordonnée, visant notamment les réseaux qui financent et organisent l’exploitation illégale.

L’ancien ministre appelle ainsi à s’attaquer aux circuits financiers et aux commanditaires qui, selon lui, se trouvent derrière les activités des exploitants clandestins. Il insiste également sur la nécessité de proposer des alternatives économiques durables aux jeunes des zones rurales.

Formation professionnelle, agriculture, entrepreneuriat et insertion économique figurent parmi les pistes avancées pour réduire l’attractivité des activités illicites.

Pour Ahoua Don Mello, la lutte contre l’orpaillage clandestin doit finalement être pensée comme un enjeu à la fois environnemental, économique, social et sécuritaire, avec la protection des terres et des ressources naturelles érigée en priorité nationale.

I.inter