AES : le bilan de l’An II met en évidence des avancées, mais aussi des défis de financement et de coordination

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Des experts burkinabè et maliens ont examiné lundi à Bamako l’état d’avancement de la feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel (AES). La revue à mi-parcours fait ressortir des progrès dans plusieurs domaines, tout en soulignant la nécessité de mieux financer, chiffrer et coordonner les projets communs.

La séance de travail a été coprésidée par le secrétaire général du ministère malien des Affaires étrangères, l’ambassadeur Moustapha Traoré, et le président de la Commission nationale AES du Burkina Faso, Bassolma Bazié.

Les deux délégations ont notamment travaillé à l’harmonisation de leurs données et à l’identification des ajustements nécessaires pour la poursuite de la feuille de route sous la présidence burkinabè de la Confédération.

Des progrès, mais des projets encore à concrétiser

Les échanges ont fait état d’avancées dans l’intégration des politiques socio-économiques, la coordination des forces de défense et de sécurité et l’harmonisation des positions diplomatiques.

Toutefois, aucun taux global d’exécution ni coût consolidé des différentes actions n’a été communiqué. Les experts insistent ainsi sur la nécessité de budgétiser les activités prévues afin de déterminer précisément leurs coûts et de renforcer la coordination entre les administrations chargées de leur mise en œuvre.

La libre circulation des personnes et des biens figure également parmi les dossiers nécessitant encore des mesures concrètes, notamment concernant les cartes nationales d’identité biométriques de l’AES, les contrôles et l’application de règles communes aux transporteurs.

Transformer les institutions en résultats concrets

Depuis la création de la Confédération en juillet 2024, plusieurs structures communes ont vu le jour, dont la Banque confédérale pour l’investissement et le développement, dotée d’un capital initial annoncé de 500 milliards de francs CFA, ainsi que la Force unifiée de l’AES.

Le Parlement confédéral, composé de 45 députés, a également été installé à Niamey le 24 août.

L’enjeu de cette deuxième année est désormais de passer de la construction institutionnelle à des résultats concrets et mesurables, notamment en matière de sécurité, d’infrastructures, de financement et de libre circulation.

Le rapport final de cette revue devra permettre de mesurer plus précisément le niveau d’exécution des engagements pris et leur impact sur les populations des trois pays membres.

I.inter