Côte d’Ivoire : le MIACI opère un virage syndical, devient CECOD et reconduit Armel Yavo à sa tête

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Un nouveau chapitre s’ouvre dans la mobilisation syndicale des enseignants en Côte d’Ivoire. Réunis les 1er et 2 septembre 2026 au siège de l’Union nationale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UNATR-CI), à Yopougon, les congressistes du Mouvement des Instituteurs Adjoints de Côte d’Ivoire (MIACI) ont décidé de changer de dimension. L’organisation abandonne son ancienne appellation pour devenir la Coalition des enseignants pour la conquête de leurs droits (CECOD).

Ce changement de nom traduit surtout un virage stratégique. Né pour défendre prioritairement les intérêts des instituteurs adjoints, le mouvement veut désormais s’ouvrir à l’ensemble des enseignants et élargir son champ de revendications aux questions professionnelles et sociales qui concernent le secteur éducatif.

Pour conduire cette nouvelle étape, les congressistes ont renouvelé leur confiance à Armel Yavo, reconduit par acclamation au poste de secrétaire général national de la CECOD.

« Votre mobilisation et votre confiance placée sur ma personne à l’issue de ce congrès est pour moi une grande responsabilité. Avec l’ensemble du nouveau bureau, dans l’unité, la solidarité et la détermination, pour défendre l’intérêt de la CECOD et revendiquer les droits des enseignants de Côte d’Ivoire », a déclaré Armel Yavo.

La nouvelle équipe dirigeante compte également Adopo Fidèle Alex, élu commissaire aux comptes, et Kakou Alain Franck, élu président du Conseil syndical de la CECOD, chargé notamment du règlement des conflits internes. Tous deux ont été élus au cours du congrès.

Des revendications qui restent au cœur du combat

Si le périmètre s’élargit, les revendications historiques du MIACI ne disparaissent pas. La promotion des instituteurs adjoints, notamment la demande de rétrocession du concours de promotion à l’examen pédagogique, demeure l’un des dossiers majeurs portés par la nouvelle organisation.

Le congrès a également été marqué par la question de la prime d’incitation des enseignants. Porte-parole principal de l’IS-MENA/IS-METFPA, Bli Blé David a réaffirmé la détermination de l’intersyndicale à poursuivre les discussions avec le gouvernement. Il estime que les études et éléments nécessaires à l’examen du dossier sont désormais disponibles.

Parrain de la rencontre, Dr Yves Kodibo, secrétaire général de l’UNATR-CI, a, pour sa part, appelé les enseignants à privilégier l’unité, la solidarité, la discipline et le dialogue social. Il a notamment insisté sur la nécessité de faire de la négociation la première voie de règlement des différends, la grève devant rester un ultime recours.

Au terme des travaux, les congressistes ont également adopté la révision des statuts et du règlement intérieur ainsi que la mise en place d’un nouveau bureau national.

Avec la naissance du CECOD, Armel Yavo et son équipe affichent une ambition claire : passer d’un mouvement essentiellement catégoriel à une organisation plus large, structurée autour d’un mot d’ordre désormais assumé : la conquête des droits de tous les enseignants de Côte d’Ivoire.

Tadina Christina