Mali : le gouvernement appelle à accélérer l’exécution des projets financés par la Banque mondiale

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Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a appelé mardi 8 septembre 2026, à l’accélération des procédures de mise en œuvre des projets financés par la Banque mondiale, à l’occasion d’une rencontre avec Nicola Pontara, nouveau directeur de division de l’institution pour le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.
Cette première rencontre à la Primature depuis la prise de fonction de Nicola Pontara, le 1er juillet, a porté sur le renforcement d’un dialogue « étroit orienté vers les résultats », selon un communiqué du gouvernement malien.
Les échanges ont notamment porté sur trois domaines prioritaires : le développement du capital humain, l’amélioration de l’accès à une énergie fiable et l’accroissement de la productivité agricole.
Abdoulaye Maïga a également souhaité une meilleure articulation des interventions de la Banque mondiale avec la vision nationale de développement à l’horizon 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.
Le cadre de partenariat 2026-2031, lancé en avril, comprend neuf opérations nationales et huit programmes régionaux financés par l’Association internationale de développement (IDA).
Le portefeuille représente 1,803 milliard de dollars, dont 1,309 milliard pour les projets nationaux et 494 millions pour les programmes régionaux. Selon les données disponibles, environ 1,217 milliard de dollars restaient à décaisser lors de l’établissement du portefeuille.
Dans le domaine de la santé et de l’éducation, un financement de 150 millions de dollars approuvé en mars 2026 doit contribuer au maintien des services essentiels. Le projet prévoit notamment des interventions au bénéfice de 2,3 millions de personnes dans le secteur de la santé et de quelque 1,1 million d’élèves.
Dans le secteur de l’électricité, un financement additionnel de 35 millions de dollars a été approuvé en juin pour soutenir l’amélioration du secteur.
Le portefeuille comprend également plusieurs programmes régionaux consacrés à l’électricité, à l’interconnexion avec la Guinée, au pastoralisme et à la résilience des systèmes alimentaires.
L’exécution de certains projets demeure toutefois affectée par les contraintes sécuritaires, notamment dans les zones où les déplacements et le suivi des activités présentent des difficultés.
I.inter
