Côte d’Ivoire : l’AGEFOP lance une cartographie des compétences pour mieux répondre aux besoins des entreprises

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L’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP) a lancé, mercredi 16 septembre 2026 à Abidjan, une opération de cartographie des besoins en compétences dans le District autonome d’Abidjan et les régions du Haut-Sassandra et de San-Pedro. L’initiative vise à mieux adapter la formation professionnelle aux réalités du marché du travail.

Le lancement a été présidé par Bintou Coulibaly, directrice de cabinet adjointe du ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle. Selon les responsables du projet, cette étude doit permettre de disposer de données actualisées sur les profils et compétences recherchés par les entreprises et les différents secteurs de l’économie.

Conduite par l’AGEFOP avec l’appui de la coopération allemande, à travers la GIZ, dans le cadre du projet ADEFA et du Programme national Passeport Compétences, la démarche entend contribuer à améliorer la gouvernance de la formation professionnelle et l’adéquation entre les formations proposées et les besoins des employeurs.

Pour cette première phase, quatre secteurs ont été ciblés : l’agriculture, le bâtiment et les travaux publics (BTP), la mécanique automobile, ainsi que l’hôtellerie, le tourisme et la restauration.

Bintou Coulibaly a souligné que cette initiative a vocation à s’étendre progressivement aux 31 régions du pays et à l’ensemble des secteurs d’activité, conformément aux objectifs du Programme national Passeport Compétences. Elle a appelé les entreprises, organisations patronales, chambres consulaires, collectivités territoriales, structures de formation, administrations, partenaires techniques et financiers et organisations de la société civile à s’impliquer dans le processus.

La directrice générale de l’AGEFOP, Karitia Coulibaly De Medeiros, estime que les résultats permettront notamment d’identifier les secteurs prioritaires, de renforcer le dialogue avec les entreprises et d’éclairer les futures politiques publiques en matière de développement des compétences.

De son côté, Raphaël Barvoux, chef de projet ADEFA à la GIZ, a annoncé qu’environ 1 500 entreprises seront enquêtées dans les trois zones concernées. La collecte des données, prévue à partir de fin septembre, combinera des approches quantitatives et qualitatives et prendra en compte les entreprises formelles et informelles, les centres de formation, les organisations professionnelles, les jeunes et les femmes.

« L’enjeu est de passer d’une photographie ponctuelle des besoins à une capacité durable de les observer, de les comprendre et surtout de les anticiper », a-t-il expliqué.

I.inter