Miss Univers 2025: l’évènement accusé de tricherie en coulisses

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Le concours Miss Univers 2025, présenté comme un symbole mondial d’élégance, de diversité et d’intégrité, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une tempête sans précédent. En quelques jours seulement, deux jurés ont démissionné, mettant en lumière un malaise profond et des interrogations brûlantes sur l’équité du processus. Au centre de la tourmente : Oumar Harfouch, premier à claquer la porte, qui affirme dans une vidéo sans détour :
« Je refuse de cautionner un résultat connu d’avance. »

Un concours ébranlé par les accusations

La première onde de choc survient lorsque Oumar, l’un des huit jurés officiels, annonce son retrait. Ses propos sont explosifs : selon lui, une liste de 30 finalistes aurait été établie en coulisses, avant même que le jury n’ait commencé ses évaluations.

Dans sa vidéo, il met en cause l’ingérence de personnes extérieures, évoquant notamment l’influence supposée d’un milliardaire proche d’une candidate, qui aurait contribué à cette présélection opaque.
Bien que ces accusations n’aient pas encore été confirmées par l’organisation, elles jettent une ombre lourde sur la crédibilité du concours.

« Nous devions analyser chaque passage en toute transparence. Je refuse de bafouer les valeurs que je défends », insiste-t-il, déterminé.
Oumar affirme avoir posé une condition non négociable : l’annulation pure et simple de la liste des 30 prétendantes et la reprise intégrale du processus. Faute de garanties, il a notifié son retrait à Raul, l’organisateur, et a annulé, dans la foulée, sa prestation musicale au piano prévue pendant l’événement.

Le départ inattendu de Claude Makélélé

Comme si la situation n’était pas déjà tendue, quelques heures plus tard, c’est l’ancien international de football Claude Makélélé qui se retire du jury.
Officiellement, il évoque des « raisons personnelles imprévues ». Mais son retrait, synchronisé avec la polémique naissante, alimente toutes les spéculations.

« Je regrette de devoir me retirer. Je présente mes excuses à l’organisation et aux candidates », écrit-il dans un communiqué, laissant la porte ouverte à une éventuelle participation future.

Même s’il ne fait aucune référence aux accusations d’Oumar, la simultanéité des départs renforce l’idée d’un malaise interne bien plus profond qu’annoncé.

Une organisation sous pression

Pour l’heure, Miss Univers 2025 reste étonnamment silencieux. Aucune réponse claire sur la supposée liste préétablie, aucun éclaircissement sur les conditions de sélection, aucune remise à plat du processus.
Un mutisme qui ne fait qu’envenimer les soupçons.

À quelques jours des premières séquences télévisées, le concours apparaît fragilisé. La confiance du public, des candidates et des partenaires pourrait vaciller si les zones d’ombre persistent.

Les enjeux sont considérables : transparence, gouvernance et équité. Trois piliers indispensables pour préserver la crédibilité d’un concours suivi par des millions de personnes à travers le monde.

En attendant, une question brûle les lèvres :
Miss Univers 2025 peut-il encore convaincre qu’il est un concours où seules la compétence, la grâce et le mérite déterminent la victoire ?

Tadina Christina