UEMOA : la future présidence malienne intervient dans un contexte de défis sociaux et de mobilité des travailleurs

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Le Mali devrait prendre en 2027 la tête du Bureau du Conseil du Travail et du Dialogue social (CTDS) de l’UEMOA, avec une mandature prévue jusqu’en 2031. L’annonce a été faite dans le cadre de la 17e Assemblée générale du CTDS, tenue les 6 et 7 octobre 2026 à Bamako.
La perspective avait déjà été évoquée lors d’une rencontre entre le ministre malien du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, et le commissaire de l’UEMOA chargé du Développement humain, Mamadù Serifo Jaquite.
Le gouvernement malien s’est dit disposé à accompagner la Commission de l’Union dans l’exercice de cette future responsabilité.
Un enjeu qui concerne les huit États de l’UEMOA
Créé en mars 2009, le CTDS est chargé d’intégrer les organisations non étatiques aux réflexions sur l’intégration régionale. Ses 72 membres représentent les gouvernements, les employeurs, les travailleurs et la société civile des huit États membres.
L’une de ses principales missions consiste à examiner les sujets susceptibles d’avoir un impact social à l’échelle communautaire et à formuler des recommandations aux institutions de l’UEMOA.
Cette mission prend une dimension particulière avec la mobilité croissante des travailleurs à l’intérieur de l’espace communautaire.
La portabilité des droits sociaux, un dossier sensible
Parmi les dossiers suivis figure précisément la continuité des droits sociaux des travailleurs migrants. Un enjeu pour les personnes ayant exercé dans plusieurs pays et qui peuvent se retrouver confrontées à des difficultés lorsqu’il s’agit de faire valoir leurs droits.
Fin septembre, une mission du CTDS avait rencontré à Bamako l’INPS et la CANAM pour approfondir cette question.
Le sujet s’inscrit dans un agenda social plus large comprenant également l’emploi et la protection sociale. L’UEMOA travaille notamment avec l’OIT sur un programme consacré à l’emploi et poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de protection sociale adoptée le 2 octobre par le Conseil des ministres.
Le dialogue social face aux crises régionales
Pour le ministre Fassoun Coulibaly, ces chantiers doivent être abordés dans un contexte marqué par des difficultés économiques, sociales et sécuritaires dans l’espace communautaire.
Il défend ainsi le dialogue social et la stabilité sociale comme des instruments capables de contribuer à la résilience de l’Union.
La future présidence malienne ne se limitera donc pas à une responsabilité institutionnelle. Elle s’inscrira dans des problématiques qui touchent directement les populations des huit pays de l’UEMOA : emploi, protection sociale, mobilité professionnelle et sécurisation des droits sociaux.
Bamako disposera ainsi, à partir de 2027, d’une position privilégiée pour porter ces enjeux au sein de l’espace communautaire.
I.inter
