SIABAP 2026 : plus de 20 entreprises italiennes à la conquête du marché ivoirien

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Réunies à Abidjan dans le cadre des salons consacrés à l’alimentation, à l’emballage, à l’agriculture, à l’aviculture et à l’impression, plus de 20 entreprises italiennes entendent promouvoir leur savoir-faire technologique et nouer des partenariats en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest. Ouverte le jeudi 8 octobre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan, cette édition rassemble plus de 150 exposants de 25 pays.
L’Italie renforce sa présence dans les secteurs industriels liés à l’agroalimentaire et à l’emballage en Afrique de l’Ouest. À l’occasion de l’édition 2026 du Salon international agroalimentaire, aviculture, emballage, plasturgie et impression (SIABAP), une vingtaine d’entreprises italiennes présentent leurs équipements, leurs technologies et leurs solutions industrielles, avec l’ambition de développer leurs débouchés sur le continent.
Cette participation est notamment portée par l’Agence italienne pour la promotion des exportations (ITA), qui accompagne 18 entreprises italiennes, auxquelles s’ajoutent des sociétés déjà implantées en Côte d’Ivoire.
« Cette année, nous avons renforcé notre participation au salon avec 18 entreprises italiennes qui sont venues avec ITA et d’autres entreprises qui sont déjà établies ici en Côte d’Ivoire. Au total, plus de 20 entreprises italiennes participent à ce salon », a expliqué l’ambassadrice d’Italie en Côte d’Ivoire, Roberta Di Lecce, à Abidjan.net.
L’expertise italienne au service de l’industrie locale
Pour la diplomate, cette présence traduit la volonté des entreprises italiennes de prendre part au développement des filières agroalimentaires et de l’emballage en Côte d’Ivoire. Elle met notamment en avant l’expertise technologique de son pays dans la fabrication de machines destinées au conditionnement des produits alimentaires.
« L’Italie a l’expertise et la capacité technique et est le deuxième producteur mondial des machines pour l’emballage alimentaire. Nous pensons donc qu’ici, c’est la bonne place pour nous », a-t-elle estimé.
Au-delà de la présentation des équipements, les entreprises participantes espèrent établir des relations commerciales durables. Abidjan constitue, selon Roberta Di Lecce, une porte d’entrée stratégique vers les marchés ouest-africains et, plus largement, africains.
Les ambitions sont concrètes. Margherita Rabolini, directrice des ventes d’une entreprise italienne spécialisée dans les machines et installations industrielles pour la production de savon et de détergents, affirme être venue à la recherche de nouveaux clients. De son côté, Carmelo Manta, inspecteur commercial chez GAI, fabricant de machines de conditionnement de boissons, souhaite développer davantage les activités de son entreprise en Côte d’Ivoire, avec la perspective d’y installer un bureau local.
La transformation locale au cœur des échanges
Organisés par ATLM Expo et l’Association des professionnels de l’emballage en Côte d’Ivoire (APECI), avec leurs partenaires, les salons réunissent également une centaine d’acheteurs professionnels venus d’Afrique de l’Ouest et d’autres horizons. Conférences, panels et rendez-vous d’affaires B2B doivent favoriser les rencontres entre fournisseurs de technologies, industriels, producteurs et investisseurs.
À l’ouverture officielle, le directeur général d’ATLM, Ibrahim Demir, a souligné l’importance de ces secteurs pour l’économie ivoirienne et régionale. Il a insisté sur la nécessité d’aller au-delà de la production en développant la transformation sur place, l’utilisation des nouvelles technologies et les échanges commerciaux.
Le ministre ivoirien du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, a, pour sa part, appelé les participants à concrétiser les opportunités d’affaires. « La Côte d’Ivoire vous ouvre les bras. Venez y investir et établissez-vous pour une longue période », a-t-il lancé.
Prévu jusqu’au 10 octobre, le salon se veut ainsi un espace de mise en relation entre l’offre technologique internationale et les besoins des industries africaines. Pour les entreprises italiennes, l’enjeu est de convertir cette vitrine en contrats, en partenariats et en nouvelles implantations sur un marché régional en développement.
Tadina Christina
