Côte d’Ivoire : G&D Audit SM et BMI-WFS contribuent à un projet international sur la maturité digitale

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Une initiative portée par une expertise mobilisée en Côte d’Ivoire entend contribuer à l’harmonisation internationale des pratiques de transformation numérique. Présenté lors d’un déjeuner de presse le samedi 10 octobre 2026 à Abidjan, le Système de Management de la Maturité Digitale (SMMD) ambitionne d’offrir aux entreprises, aux administrations et aux autres organisations un cadre commun pour évaluer leurs capacités numériques.
Le projet est porté par le Groupe G&D Audit SM, dirigé par Habibata Granger, avec l’expertise de BMI-WFS, dont Clotchôr Secongo est le PDG. Il s’inscrit dans un processus de normalisation destiné à mieux structurer l’évaluation de la maturité digitale.
L’initiative intervient alors que les organisations investissent de plus en plus dans les technologies numériques, sans toujours disposer de méthodes comparables pour apprécier leur niveau de progression.
Un cadre commun pour évaluer les transformations numériques
Pour Habibata Granger, la démarche répond au besoin de rapprocher les pratiques et les méthodes d’évaluation à l’échelle internationale. Le référentiel envisagé doit notamment permettre aux organisations de mieux situer leurs capacités, de repérer leurs axes d’amélioration et de structurer leurs trajectoires de transformation.
Clotchôr Secongo défend, pour sa part, un dispositif fondé sur des critères techniques et managériaux. L’évaluation ne devrait pas se limiter aux équipements et aux logiciels, mais intégrer également la gouvernance, les processus internes et la capacité des organisations à produire des résultats mesurables.
Une contribution portée par des compétences locales
La collaboration entre G&D Audit SM et BMI-WFS illustre le rôle que peuvent jouer des acteurs établis en Afrique dans les démarches de normalisation et d’accompagnement de la transformation numérique.
Pour les économies africaines, un référentiel reconnu pourrait faciliter la comparaison des pratiques, renforcer la lisibilité des progrès réalisés et contribuer à la crédibilité des organisations auprès de leurs partenaires.
Mais la portée internationale d’un tel dispositif dépendra de la rigueur du processus suivi, de la participation des experts concernés et de son statut officiel.
La prochaine étape : l’aboutissement du processus
Les promoteurs du SMMD espèrent une publication officielle avant la fin de 2026. Le projet demeure toutefois en cours de normalisation : il convient de distinguer cette étape de l’adoption définitive d’une norme et d’une éventuelle certification des organisations.
La suite des travaux sera donc déterminante pour préciser les critères applicables, les modalités d’évaluation et les conditions de reconnaissance du dispositif.
À travers ce projet, G&D Audit SM et BMI-WFS entendent contribuer à une transformation numérique plus structurée, mesurable et cohérente. Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu sera aussi de faire reconnaître la contribution de ses compétences au sein d’un processus à vocation internationale, sans préjuger de son aboutissement.
Tadina Christina
