Abidjan célèbre la 7e JMCA : la culture africaine, moteur de paix, d’unité et de développement

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La capitale ivoirienne a vibré le samedi 24 janvier 2026,  à l’occasion de la 7ᵉ Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante (JMCA), autour du thème : « Culture africaine, moteur de paix, d’unité et de développement durable ». Autorités, diplomates, communautés locales et diasporas se sont retrouvés pour célébrer un héritage commun et rappeler l’importance stratégique de la culture dans la construction du continent.

Cette édition a transformé Abidjan en un véritable carrefour culturel, rassemblant les communautés de la Côte d’Ivoire, de la CEDEAO et de la diaspora, dans une ambiance festive et conviviale.

La culture, levier de développement et de cohésion sociale

Dans son allocution, Henri N’Koumo, représentant la ministre Françoise Remarck, a insisté sur la valeur fondamentale de la culture, qu’il considère comme un levier de cohésion sociale, un outil de prévention des conflits et un vecteur de développement durable. Pour lui, la culture n’est plus un simple élément décoratif, mais un pilier stratégique de l’action publique et du développement.

Cette vision est également portée par le gouvernement ivoirien, qui place la culture au cœur de ses politiques publiques, convaincu que le développement durable ne peut se faire sans un enracinement culturel profond.

Une célébration jeune mais déjà puissante

Alafé Wakily, président du Comité JMCA Côte d’Ivoire, a rappelé que cette célébration, initiée il y a moins de dix ans au Togo, est désormais une fête tournante en Côte d’Ivoire, afin d’en maximiser l’impact sur tout le territoire.

Benoît Koffi, représentant la présidente du Sénat Kandia Camara, a qualifié la JMCA d’« appel à la conscience collective », invitant la jeunesse africaine à s’approprier ce patrimoine pour en faire un moteur de transformation sociale et économique face aux crises mondiales.

Un appel à l’unité et à la dignité africaine

La dimension diplomatique a été renforcée par la présence de Ladislas Nze Bekale, représentant de l’Union Africaine, qui a appelé à une mobilisation des diasporas et de la société civile pour soutenir la justice et la restauration de la dignité africaine.

Le chef Akoumi Togbé 2 du Bénin, représentant les communautés traditionnelles, a conclu les interventions en encourageant un engagement politique et citoyen plus fort autour de cette initiative.

Une clôture festive et colorée

La journée s’est achevée sur une note festive, avec une parade des communautés, des danses traditionnelles et une caravane animée, offrant une vitrine éclatante de la diversité culturelle du continent.

À travers cette 7ᵉ édition, Abidjan confirme son rôle de plaque tournante du rayonnement culturel africain, démontrant que l’unité du continent passe avant tout par la célébration de ses racines.

Tadina Christina