Assurance : les régulateurs africains plaident pour une supervision harmonisée

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Les autorités africaines de contrôle des assurances ont réaffirmé leur volonté d’harmoniser leurs pratiques de supervision afin de favoriser l’émergence d’un marché continental plus intégré, résilient et performant. Cet engagement a été renouvelé à l’issue de l’Assemblée générale mixte de l’Organisation des autorités africaines de contrôle des assurances (O2ACA), tenue du 20 au 25 juillet 2026 à Abidjan.

Placée sous le thème : « Quelle convergence des pratiques de supervision pour un marché africain des assurances plus intégré et plus performant ? », la rencontre a réuni les responsables des organismes de régulation et de contrôle de dix-sept pays africains, ainsi que des représentants d’organisations régionales, d’institutions financières et des experts du secteur.

Au cours des travaux, les participants ont souligné la nécessité de renforcer la coopération entre les autorités nationales afin de rapprocher les méthodes de contrôle et de favoriser une meilleure convergence des normes de supervision. L’objectif est de bâtir un marché africain de l’assurance plus inclusif, plus compétitif et davantage capable de soutenir le développement économique des États.

À l’ouverture des assises, le directeur des Assurances de Côte d’Ivoire et président en exercice de l’O2ACA, Issouf Traoré, a indiqué que cette rencontre traduisait la volonté collective des régulateurs de renforcer le développement et le rayonnement de l’industrie africaine des assurances.

Il a rappelé que la protection des assurés demeure au cœur des missions des autorités de supervision. Selon lui, la croissance durable du secteur repose sur une régulation solide, efficace et équilibrée, capable de préserver les intérêts des assurés tout en accompagnant l’innovation et le développement des compagnies.

Les membres de l’O2ACA ont toutefois relevé que les pratiques de contrôle restent encore hétérogènes sur le continent, malgré l’existence de cadres réglementaires communs dans plusieurs espaces régionaux. Les différences liées aux exigences prudentielles, aux méthodes de supervision et aux mécanismes d’échange d’informations constituent notamment des obstacles aux opérations transfrontalières et à l’innovation.

Au terme des cinq jours de travaux, les participants se sont engagés à renforcer le partage d’expériences, la circulation des bonnes pratiques et l’harmonisation progressive des standards de supervision. Ces orientations devraient contribuer à consolider la confiance dans le secteur et à faire de l’assurance un levier plus important de résilience et de développement en Afrique.

Solo Muna