Burkina Faso : le gouvernement veut renforcer les formations scientifiques et professionnelles

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Le ministre burkinabè de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement secondaire, Moumouni Zoungrana, a appelé à une adaptation des formations aux besoins de l’économie nationale.
Il s’exprimait mardi à l’ouverture de la conférence annuelle des personnels d’administration des établissements post-primaire et secondaire du Kadiogo, organisée du 22 au 24 septembre à Ouagadougou.
Placée sous le thème « Mise en œuvre des réformes dans l’enseignement secondaire : développement des compétences par la formation professionnelle et l’enseignement scientifique technologique », la rencontre est consacrée aux réformes engagées dans le secteur éducatif.
Priorité aux compétences scientifiques et techniques
Moumouni Zoungrana a souligné la nécessité de renforcer les filières scientifiques et technologiques afin de former des ingénieurs, techniciens et ouvriers qualifiés.
Selon lui, cette orientation doit permettre au Burkina Faso de disposer des compétences nécessaires à ses objectifs de production, de fabrication et de transformation locale.
Les formations liées aux technologies de l’information doivent également être développées, notamment pour assurer l’exploitation et la maintenance des équipements industriels.
Le ministre a toutefois précisé que le renforcement des disciplines scientifiques ne signifie pas l’abandon des sciences sociales. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’adapter les formations aux besoins du pays et aux évolutions attendues de l’appareil productif.
Encourager les performances
Le ministre a par ailleurs évoqué des mesures destinées à stimuler les performances dans les disciplines scientifiques.
Il a notamment cité le concours Hakili Miusso, qui permet aux élèves les plus performants en mathématiques, physique-chimie et chimie de bénéficier de récompenses et d’avantages liés aux études, au logement, à la restauration et à la connexion.
Les enseignants ayant contribué à leur encadrement devraient également bénéficier de mesures d’encouragement.
Moumouni Zoungrana a enfin assuré que les réformes prendraient en compte les personnels souhaitant renforcer leurs compétences ou se reconvertir.
La conférence du Kadiogo doit permettre aux participants de poursuivre les échanges sur la mise en œuvre des réformes dans l’enseignement secondaire et la formation professionnelle.
I.inter
