Carburant en Côte d’Ivoire : les prix restent stables malgré la flambée mondiale du pétrole

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Contre toute attente, les prix des produits pétroliers restent inchangés en Côte d’Ivoire pour la période du 1er au 30 avril 2026. Une décision qui intervient pourtant dans un contexte international sous haute tension, marqué par une flambée spectaculaire des cours du brut liée au conflit en Iran.
Sur l’ensemble du territoire national, les tarifs restent stables : Super sans plomb : 820 FCFA/litre, Gasoil : 675 FCFA/litre et Pétrole lampant : 705 FCFA/litre. Des niveaux qui font suite à plusieurs baisses enregistrées en 2025, notamment en avril et en septembre, offrant un certain répit aux consommateurs ivoiriens.
Bonne nouvelle également pour les foyers : les prix du gaz butane restent inchangés :
Un maintien qui permet de contenir, au moins temporairement, la pression sur le coût de la vie.
Depuis les frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février 2026, les marchés pétroliers sont entrés dans une zone de fortes turbulences.
En cause : la paralysie partielle du détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial. Ainsi que les risques sur les infrastructures stratégiques, notamment sur l’île de Kharg. Résultat : en seulement un mois, le prix du baril a bondi de près de 60 %, une hausse historique qui dépasse même celle observée lors de la guerre du Golfe de 1990.
En cette fin mars 2026, une timide détente s’observe sur les marchés, portée par des signaux d’apaisement diplomatique. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a évoqué une volonté de mettre fin aux hostilités sous conditions. Dans le même temps, Donald Trump a laissé entrevoir une possible inflexion vers la voie diplomatique, contribuant à calmer les marchés.
En Côte d’Ivoire, les prix des hydrocarbures sont ajustés chaque mois selon un mécanisme automatique basé sur les fluctuations du marché international. Dans ce contexte de volatilité extrême, le maintien des prix apparaît comme un signal fort : protéger le pouvoir d’achat, amortir les chocs extérieurs, préserver la stabilité économique.
Si les prix restent inchangés en avril, la situation mondiale demeure incertaine. Entre tensions géopolitiques et fluctuations des marchés, les prochaines décisions dépendront étroitement de l’évolution du conflit et des cours du pétrole. Pour l’instant, les consommateurs ivoiriens respirent, mais jusqu’à quand ?
Tadina Christina