Coopération culturelle : Françoise Remarck imprime sa marque et renforce l’alliance stratégique avec l’UNESCO

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En recevant le chef du bureau UNESCO Abidjan, Omar Diop, la Ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a réaffirmé sa volonté de structurer et d’intensifier la coopération entre la Côte d’Ivoire et l’agence onusienne. États généraux de la Culture, musée de la traite à Grand-Lahou, Cité de l’innovation, restitution du Djidji Ayokwé : la ministre déploie une vision ambitieuse, tournée vers l’impact social et le rayonnement international du patrimoine ivoirien.
La coopération culturelle entre la Côte d’Ivoire et l’UNESCO entre dans une nouvelle phase. Le mardi 17 février 2026, la Ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a accordé une audience au chef du bureau UNESCO Abidjan, Omar Diop. La rencontre, organisée au cabinet ministériel à la tour B au Plateau, a permis de consolider un partenariat déjà actif et d’en tracer de nouvelles perspectives.
Entourée de ses collaborateurs, la ministre a placé les échanges sous le signe de l’efficacité et de la transformation. Pour elle, la coopération avec l’UNESCO ne doit pas se limiter à des déclarations d’intention. Elle doit produire des résultats concrets, visibles et durables pour les populations.
Finaliser les ratifications pour asseoir la crédibilité internationale
Parmi les priorités mises en avant par Françoise Remarck figure la finalisation des ratifications des textes en lien avec l’UNESCO. Ce chantier juridique est stratégique.
La ministre souhaite que la Côte d’Ivoire soit exemplaire dans l’application des conventions internationales relatives à la culture et au patrimoine. Cette démarche vise à renforcer la crédibilité du pays sur la scène mondiale et à consolider son cadre normatif.
En structurant ainsi l’architecture légale du secteur culturel, le ministère entend offrir un environnement plus stable et plus attractif pour les acteurs nationaux et les partenaires internationaux.
Les États généraux de la Culture, pierre angulaire des réformes
Autre dossier majeur : l’organisation des états généraux de la Culture. Pour Françoise Remarck, il s’agit d’un moment fondateur.
Ces assises nationales doivent permettre de dresser un état des lieux complet du secteur culturel ivoirien. Elles offriront un cadre de dialogue aux artistes, opérateurs culturels, institutions, collectivités et partenaires techniques.
L’objectif est d’élaborer une feuille de route claire, adaptée aux réalités du terrain. La ministre veut impulser une dynamique collective, capable de structurer les filières, de professionnaliser les métiers et de faire de la culture un véritable levier économique.
Grand-Lahou : un musée pour inscrire la mémoire dans l’avenir
La création d’un musée de la traite à Grand-Lahou constitue également un projet phare du ministère.
Ce futur espace mémoriel vise à préserver et transmettre la mémoire de la traite négrière. Pour Françoise Remarck, il ne s’agit pas seulement d’un projet muséal, mais d’un acte fort en faveur de l’histoire, de l’éducation et du dialogue interculturel.
En associant l’UNESCO à cette initiative, la ministre entend bénéficier d’une expertise technique internationale pour garantir la qualité scientifique du projet et son inscription dans les standards mondiaux.
Une Cité de l’innovation et de la Culture pour préparer l’avenir
La vision ministérielle ne se limite pas à la mémoire. Elle est également tournée vers l’avenir, avec la création annoncée d’une Cité de l’innovation et de la Culture.
Ce pôle ambitionne de devenir un espace dédié à la créativité, à la formation et à l’entrepreneuriat culturel. Il devra accompagner les jeunes talents, encourager les synergies entre culture et numérique et stimuler l’innovation.
Pour Françoise Remarck, la culture doit être pleinement intégrée aux stratégies de développement économique. La Cité de l’innovation s’inscrit ainsi dans une logique de modernisation et de valorisation des industries culturelles et créatives.
Le Djidji Ayokwé, symbole d’une souveraineté retrouvée
Le processus de restitution du Djidji Ayokwé a également été évoqué. Ce tambour parleur, symbole fort du patrimoine Atchan, représente un enjeu majeur dans le débat international sur le retour des biens culturels africains.
La ministre suit personnellement ce dossier. Pour elle, la restitution de cet objet patrimonial incarne un acte de reconnaissance et de réparation historique.
Au-delà du symbole, cette démarche participe à la réaffirmation de la souveraineté culturelle de la Côte d’Ivoire et à la valorisation de son patrimoine auprès des jeunes générations.
Une coopération orientée vers l’impact social
Françoise Remarck a enfin insisté sur la nécessité d’organiser des séances de travail techniques pour élaborer des plans d’actions précis.
Ces plans devront avoir un impact direct sur les communautés, en particulier les femmes et les jeunes. La ministre veut que la coopération avec l’UNESCO contribue à renforcer les compétences, soutenir les initiatives locales et favoriser l’inclusion.
En mettant l’accent sur les retombées sociales et économiques des politiques culturelles, elle affirme une vision moderne et engagée du rôle de l’État dans le secteur.
À travers cette rencontre stratégique, Françoise Remarck confirme sa volonté de faire de la culture un pilier du développement national. En consolidant l’axe Côte d’Ivoire–UNESCO, elle inscrit son action dans une dynamique de transformation, de mémoire et d’innovation au service du rayonnement du pays.
I.inter
