Côte d’Ivoire : le Moronou endeuillé par le décès de la chantre Nina Bindé

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La région du Moronou est à nouveau frappée par un deuil dans le monde artistique. Originaire de Krégbé, la chantre Nina Bindé est décédée dans l’après-midi du dimanche 11 octobre 2026 à Abidjan, des suites d’une maladie. Sa disparition survient moins d’un mois après celle de DJ Aparango, un autre artiste originaire de cette région, mort dans un accident de la circulation le 17 septembre dernier à M’batto.

La nouvelle plonge dans la tristesse sa famille, ses proches, ses admirateurs ainsi que les acteurs culturels du Moronou. Connue pour son engagement dans le chant religieux, Nina Bindé laisse derrière elle une famille éprouvée et trois enfants.

Une maladie ayant nécessité plusieurs interventions chirurgicales

Selon un proche de la défunte, la chantre souffrait de colopathie, une affection qui avait nécessité plusieurs interventions chirurgicales à l’hôpital général de Bongouanou.

« Elle était malade il y a environ un mois et on l’a hospitalisée à Bongouanou. On l’a opérée trois fois. Elle souffrait de colopathie », a-t-il expliqué.

Face à la dégradation de son état de santé et aux difficultés financières liées à sa prise en charge, des artistes originaires du Moronou s’étaient mobilisés pour tenter de lui apporter leur soutien. Ils avaient notamment lancé un appel à la solidarité en direction des cadres de la région et des bonnes volontés, afin de réunir les ressources nécessaires à la poursuite des soins.

« Vu que ça n’allait pas, on a essayé de se réunir pour lancer un SOS pour que les cadres du Moronou nous aident », a confié ce proche.

Cet appel a suscité des réactions. D’après son témoignage, le député de Bongouanou a réagi à la démarche. Par ailleurs, Affoumani Mathias, un cadre originaire de Krégbé, a apporté une contribution financière d’un million de francs CFA pour soutenir les soins de la chantre.

Transférée à Abidjan, elle succombe malgré les efforts de prise en charge

Le lendemain, le député d’Arrah, N’Guessan Ahondjon Mathias, a demandé son évacuation sanitaire vers Abidjan, où elle pouvait bénéficier d’un plateau technique plus adapté à la complexité de son état.

Une autre source proche de Nina Bindé indique qu’après son arrivée dans la capitale économique, l’artiste a subi une quatrième intervention chirurgicale dans une clinique. Son état aurait connu une amélioration avant une nouvelle dégradation, signalée le lundi 5 octobre 2026.

Selon cette même source, les frais liés à l’intervention et aux soins dispensés auraient atteint environ sept millions de francs CFA, une somme qui aurait été prise en charge par le député d’Arrah, N’Guessan Ahondjon Mathias.

Malgré ces démarches et les moyens mobilisés pour tenter de la sauver, Nina Bindé est finalement décédée le dimanche 11 octobre. « Malheureusement, elle est décédée. C’est ce matin que je suis arrivé à Abidjan pour voir comment les choses vont se dérouler », a indiqué l’un de ses proches, évoquant les démarches engagées après l’annonce du décès.

Trois enfants laissés derrière elle

Au-delà de la disparition d’une artiste engagée dans le chant religieux, ce décès laisse une famille dans la douleur. Native de Krégbé, Nina Bindé laisse trois enfants. Selon les informations communiquées par un proche, son aînée a donné naissance à un bébé il y a environ six mois.

En moins d’un mois, le Moronou perd ainsi deux figures de son paysage artistique : DJ Aparango, décédé dans un accident de la circulation, et Nina Bindé, emportée par la maladie.

Ces deux disparitions, survenues dans des circonstances différentes, ravivent l’émotion dans la région. Le décès de Nina Bindé met également en lumière les difficultés financières auxquelles les artistes et leurs familles peuvent être confrontés lorsqu’une maladie nécessite des soins spécialisés et des interventions chirurgicales coûteuses.

I.inter