Diplomatie culturelle : Françoise Remarck renforce l’axe Abidjan-Paris autour de la jeunesse et du patrimoine

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En mission officielle en France, la ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a multiplié les initiatives à Paris le 24 février 2026. Signature d’un partenariat stratégique dans le domaine du volontariat, échanges à l’UNESCO et promotion du Made in Côte d’Ivoire sur les Champs-Élysées : une journée dense placée sous le sceau de la coopération, de la jeunesse et du rayonnement culturel ivoirien.
La Côte d’Ivoire entend renforcer son influence culturelle à l’international. En déplacement officiel en France, la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a conduit le mardi 24 février 2026 à Paris une série d’activités à forte portée diplomatique et symbolique.
Au cœur de cette visite : la jeunesse, la francophonie et la coopération bilatérale.
Un partenariat stratégique avec France Volontaires
La journée a débuté à la représentation diplomatique ivoirienne à Paris avec la signature d’une convention de partenariat entre la Côte d’Ivoire et France Volontaires.
Conduite par son directeur général, Yann Delaunay, la délégation française a formalisé avec la partie ivoirienne un accord destiné à renforcer les actions conjointes dans deux domaines prioritaires : la culture et la francophonie.
L’objectif est clair. Il s’agit de développer des projets concrets favorisant la mobilité, la formation et le renforcement des capacités des jeunes, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’en France. Le dispositif prévoit l’implication des collectivités territoriales et de plusieurs mécanismes de volontariat, afin d’offrir aux bénéficiaires des expériences structurantes et professionnalisantes.
Pour la ministre Françoise Remarck, cet accord s’inscrit dans une vision stratégique. Il vise à consolider les échanges humains et culturels entre les deux pays, tout en valorisant l’excellence de la formation ivoirienne. Plusieurs jeunes rencontrés à Paris ont d’ailleurs exprimé leur volonté de retourner en Côte d’Ivoire pour mettre leurs compétences au service du développement national.
Une coopération bilatérale assumée
La cérémonie de signature s’est tenue en présence de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Côte d’Ivoire en France et auprès de la Principauté de Monaco, Maurice Bandaman Kouakou.
Des représentants du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères ont également pris part à l’événement. Leur présence a illustré la solidité du partenariat franco-ivoirien, notamment dans le champ de la diplomatie culturelle et francophone.
Au-delà des échanges de jeunes ivoiriens vers la France, l’accord ouvre aussi la voie à l’intervention de volontaires français en Côte d’Ivoire. Ces derniers pourraient contribuer à des projets culturels structurants. Parmi eux figure la réhabilitation du Centre culturel Jacques Aka de Bouaké, chantier emblématique évoqué par la ministre.
Des collaborations avec des organisations non gouvernementales sont également envisagées, afin d’élargir l’impact de ce partenariat.
Cap sur l’UNESCO
Dans la continuité de cette séquence diplomatique, Françoise Remarck a poursuivi sa journée par une séance de travail avec la représentante permanente de la Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO, Ramata Ly-Bakayoko.
Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des échanges engagés le 17 février dernier à Abidjan avec le représentant et chef du bureau de l’UNESCO en Côte d’Ivoire, Oumar Diop.
Les discussions ont porté sur la coopération culturelle multilatérale et sur les projets patrimoniaux en cours. À cette occasion, l’ambassadeur Ramata Ly-Bakayoko a salué les actions menées par la ministre, notamment le retour en Côte d’Ivoire du tambour parleur Djidji Ayokwè, considéré comme un symbole fort de restitution patrimoniale.
Elle avait d’ailleurs pris part à la cérémonie officielle de signature du transfert de cet objet emblématique. Le ministre-conseiller Fousséni Ouattara l’avait représentée lors de la cérémonie de libation organisée le 23 février.
Ce dossier illustre la volonté des autorités ivoiriennes de faire du patrimoine un axe majeur de leur diplomatie culturelle.
Le Made in Côte d’Ivoire à l’honneur
Pour clore cette journée particulièrement dense, la ministre s’est rendue, en compagnie de l’ambassadeur Maurice Bandaman Kouakou, à la boutique Aliwax, située sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris.
Cette visite visait à soutenir l’entrepreneuriat ivoirien à l’international. La fondatrice de la marque, Alice Gnapa, incarne cette nouvelle génération de créateurs qui valorisent le Made in Côte d’Ivoire sur les marchés mondiaux.
À travers ce déplacement, Françoise Remarck a réaffirmé l’importance de la mode et des industries créatives dans la stratégie culturelle nationale. La promotion des talents ivoiriens à l’étranger fait désormais partie intégrante de la politique menée par son département.
Une diplomatie culturelle en mouvement
Au terme de cette mission parisienne, un constat s’impose : la Côte d’Ivoire entend faire de la culture un levier d’influence, de coopération et de développement.
En misant sur la jeunesse, la mobilité internationale, la restitution patrimoniale et le soutien aux industries créatives, les autorités ivoiriennes cherchent à consolider leur position dans l’espace francophone et sur la scène culturelle mondiale.
La journée du 24 février 2026 à Paris aura ainsi illustré une diplomatie active, structurée et résolument tournée vers l’avenir.
Tadina Christina
