Festival la Nuit des Contes 2026 : Hien Sansan Ludovic en fer de lance pour réveiller la jeunesse par la culture

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L’ édition 2026 du Festival des contes restera marquée par l’empreinte de Hien Sansan Ludovic. Une personnalité dont l’engagement a donné une dimension à la fois culturelle, éducative et citoyenne à l’événement.
Figure centrale de la 4e édition du Festival de la Nuit des Contes, le Directeur des Transports et de la Mobilité Urbaine du District autonome d’Abidjan, Hien Sansan Ludovic, haut patron de la cérémonie, a donné le ton d’un événement engagé et résolument tourné vers la reconquête des valeurs culturelles africaines. Le samedi 11 avril 2026, à l’Espace Fiesta, dans la vibrante commune de Yopougon, il a porté un message fort : celui d’une urgence à reconnecter la jeunesse à ses racines.
Devant un public mobilisé, il a rappelé que ce festival, lancé il y a seulement quatre ans, était au départ une initiative modeste, aujourd’hui devenue un rendez-vous incontournable réclamé par de nombreuses familles. Son ambition est claire : éveiller, éduquer et susciter la curiosité des jeunes, en particulier ceux de la diaspora, souvent éloignés des réalités culturelles du continent.
Mais au-delà de la célébration, le haut patron n’a pas éludé les défis contemporains. Il a dénoncé avec fermeté les dérives liées aux réseaux sociaux, pointant du doigt la propagation de contenus nuisibles et la banalisation de la désinformation. « On ne communique pas pour communiquer », a-t-il insisté, appelant à plus de responsabilité dans l’usage du numérique, tout en rappelant que certaines vérités ne doivent pas être exposées sans discernement.

Autour de lui, plusieurs personnalités ont également soutenu cette dynamique. Gue Somalé Angèle, à la tête de la délégation de la communauté Dan, invitée d’honneur, a salué une initiative qui renforce la cohésion et transmet les valeurs fondamentales de la société africaine. Elle a rappelé que les contes restent un socle essentiel d’éducation et de transmission intergénérationnelle.
Dans la même veine, Diomandé Moussa a regretté la disparition progressive des contes dans les habitudes des jeunes, appelant à une réappropriation urgente de ce patrimoine immatériel.
Pour Hervé Lanta, commissaire général de l’événement, l’objectif reste inchangé : préserver et transmettre l’art du conte, véritable mémoire vivante des peuples africains.
Placée sous le thème « Conte et responsabilité à l’ère de la désinformation », cette édition, organisée par l’ONG Urgence et Solidarité, a tenu toutes ses promesses. Pendant deux jours, le festival a proposé un programme riche mêlant prestations de conteurs, concours de langues maternelles, danses traditionnelles, jeux ancestraux et expositions artisanales.
Tadina Christina
