Clôture du FFAA 2026: Abidjan dévoile la montée en puissance de l’animation africaine à la CCI-CI

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La 9e édition du Festival du Film d’Animation d’Abidjan (FFAA) s’est officiellement achevée le samedi 2 mai 2026, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI). Notamment à travers une cérémonie de clôture riche en émotions, en récompenses et en perspectives pour l’industrie de l’animation sur le continent. Un moment au cours duquel, Abidjan a vibré au rythme de la créativité numérique et de l’imaginaire africain.
Pendant une semaine, la capitale économique ivoirienne s’est imposée comme un véritable hub de l’animation africaine, réunissant créateurs, producteurs, étudiants, investisseurs et institutions autour d’une ambition commune : structurer et faire rayonner un secteur en pleine expansion.
Abidjan, capitale de l’imaginaire africain

En début de la cérémonie, le président du comité d’organisation, Abel Kouamé, a salué la dynamique croissante du festival et la qualité des œuvres sélectionnées cette année. Dans son intervention, il a rappelé l’ambition du FFAA : devenir une plateforme majeure de structuration de l’industrie de l’animation en Afrique, en favorisant la formation, le réseautage, la coproduction et la diffusion des œuvres.
« Pendant une semaine, Abidjan est devenue la capitale de l’imaginaire africain. Ce soir, nous célébrons l’excellence », a-t-il souligné, insistant sur la montée en puissance qualitative et quantitative des projets présentés. Il a également évoqué les nombreux défis du secteur, notamment la nécessité de renforcer la visibilité des créateurs africains et de favoriser la distribution des œuvres en salle et sur les plateformes internationales.
TV5MONDE salue l’explosion de la créativité africaine

Partenaire historique du festival, TV5MONDE, représentée par Isabelle Damangeat, responsable des programmes jeunesse, a renouvelé son engagement aux côtés du FFAA. Elle a salué la progression remarquable du festival et la qualité des projets en compétition :
« Nous sommes fiers de ce partenariat avec l’animation en Afrique. Chaque année, nous constatons une explosion du nombre et de la qualité des projets africains », a déclaré Mme Damangeat. Elle a également souligné l’importance de la lutte contre le piratage pour soutenir une industrie créative durable et compétitive.
Convergence : structurer et professionnaliser l’écosystème

Prenant la parole à son tour, Béatrice Danila, présidente de l’association Convergence, partenaire du festival, a insisté sur la nécessité de consolider les acquis du secteur. Elle a rappelé l’importance des collaborations engagées depuis plusieurs années avec le FFAA, notamment dans le domaine de la formation et du développement des compétences. A l’en croire, le festival constitue désormais un espace stratégique de structuration professionnelle et de co-construction d’une industrie audiovisuelle africaine solide.
Formation, pitch et transmission : l’autre visage du FFAA
Au-delà des projections et des compétitions, le FFAA 2026 a également mis l’accent sur la formation, organisée en amont au siège du MASA. Animées par plusieurs experts du secteur, ces sessions ont permis à de jeunes créateurs d’acquérir des compétences techniques et professionnelles. À l’issue de la cérémonie, plusieurs participants ont reçu leurs certificats de formation, saluant une expérience jugée « structurante » pour leur parcours.
Une compétition relevée et un palmarès très disputé

Moment fort de la soirée : la remise des prix dans plusieurs catégories, dont le meilleur long métrage, court métrage, film étudiant, pitch et film africain. Le jury a salué un niveau particulièrement élevé cette année. L’un des membres a décrit une sélection « chirurgicale », face à la diversité et à la qualité des 87 œuvres visionnées.
Le FFAA, une industrie en construction
Dans son allocution de clôture, Abel Kouamé a rappelé que le festival ne se limite pas à une compétition, mais constitue un véritable levier de transformation industrielle.
Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour structurer une véritable industrie de l’animation en Afrique, capable de rivaliser à l’échelle internationale. « Le festival, ce n’est pas seulement des prix. C’est un écosystème, une vision et un travail collectif pour faire émerger une industrie forte », a-t-il souligné.
Cap sur la 10e édition
Entre émotion, reconnaissance et projection vers l’avenir, le FFAA 2026 aura confirmé une chose : l’animation africaine n’est plus en émergence, elle est en pleine affirmation. La cérémonie s’est achevée sur une annonce très attendue : la 10e édition du FFAA est déjà programmée pour 2027, avec l’ambition d’un événement encore plus grand, plus structuré et plus international.
Tadina Christina
