Guinée équatoriale : Ciudad de la Paz désignée nouvelle capitale nationale

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La Guinée équatoriale a officiellement une nouvelle capitale. Le président de la République a proclamé, vendredi, Ciudad de la Paz (Cité de la Paix), chef-lieu de la province de Djibloho, comme nouveau centre politique et administratif du pays, lors d’une cérémonie officielle.

La décision a été annoncée au siège de la présidence du gouvernement à Djibloho, en présence du vice-président de la République, de la Première Dame et de plusieurs hauts responsables civils et militaires, marquant un tournant majeur dans l’histoire institutionnelle du pays.

Dans son discours, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a mis en avant des raisons de sécurité nationale pour motiver ce transfert de capitale. Il a notamment rappelé les attaques subies par les infrastructures gouvernementales de Malabo et de Bata par voie maritime, ainsi que la tentative de putsch avortée en 2017 à la frontière camerounaise.

Le chef de l’État a également souligné la nécessité de rompre avec l’organisation héritée de la période coloniale, plus d’un demi-siècle après l’accession du pays à l’indépendance. Il a insisté sur l’importance d’une meilleure répartition géographique du pouvoir, citant en exemple le Nigéria et le Brésil, qui ont respectivement déplacé leurs capitales à Abuja et Brasilia.

Selon le vice-président, qui s’est exprimé sur le réseau social X, les autorités se donnent un délai d’un an pour procéder au transfert progressif des institutions étatiques vers la nouvelle capitale.

Implantée au centre de la région continentale, Ciudad de la Paz bénéficie d’une position stratégique permettant de rejoindre n’importe quel district du pays en moins de trois heures. Les autorités estiment que cette relocalisation favorisera la création de milliers d’emplois, portée par le développement des infrastructures administratives et économiques.

Cette décision s’inscrit également dans une volonté de rééquilibrage territorial, visant à désengorger Malabo et Bata, à mieux encadrer les flux migratoires internes et à consolider la stabilité politique et institutionnelle de la Guinée équatoriale.

I.inter