Guinée : Mamadi Doumbouya se lance dans la présidentielle de décembre 2025

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Le chef de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, a finalement cédé aux appels de ses partisans et déposé sa candidature pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, marquant un tournant historique dans le processus de transition.
Un geste symbolique fort pour la stabilité et la refondation
Vêtu d’une tenue traditionnelle et escorté par la garde présidentielle, le général Doumbouya s’est rendu à la Cour suprême ce lundi 3 novembre 2025 pour formaliser son dossier.
Sa démarche, longtemps attendue, incarne l’aboutissement d’un engagement citoyen et populaire, porté par des mouvements comme la Synergie GMD25, qui ont multiplié les appels à sa candidature, et par l’Alliance des Forces Patriotiques, qui l’a désigné comme son représentant officiel.
Pour ses soutiens, Mamadi Doumbouya est le leader stabilisateur dont la Guinée a besoin, celui capable de refonder les institutions, de garantir la sécurité et la souveraineté nationale, et de tracer une nouvelle trajectoire pour le pays.
Une élection dans un paysage politique recomposé
Cette candidature survient dans un contexte inédit : la nouvelle Constitution, validée lors du référendum de septembre, impose désormais une limite d’âge à 80 ans, écartant plusieurs figures historiques.
Parallèlement, le gouvernement a certifié 51 nouveaux partis politiques, portant à 124 le nombre de formations actives, tandis que certains leaders emblématiques, comme Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, restent en exil, empêchés de participer.
Une présidentielle sous haute tension
Le dépôt de candidature de Doumbouya ouvre une phase électorale décisive, où la légitimité du scrutin et la recomposition du paysage politique seront au cœur des débats.
Quatre autres candidatures ont déjà été enregistrées : Lansana Kouyaté (PEDN), Ousmane Kaba (PADES), Makalé Camara (FAN, unique femme candidate) et Faya Lansana Millimouno (Bloc Libéral).
Avec cette entrée en lice, Mamadi Doumbouya transforme le processus électoral en un moment symbolique : celui d’une Guinée en pleine reconstruction, où le leadership militaire se conjugue avec la volonté de refonder les institutions et stabiliser le pays.
Tadina Christina
