Journée mondiale de la propriété intellectuelle 2026 : l’OIPI met le cap sur la jeunesse sportive à l’INJS

Vues 3 459

En prélude à la célébration de la Journée mondiale de la propriété intellectuelle, prévue chaque 26 avril, l’Office ivoirien de la propriété intellectuelle (OIPI) a investi, le 23 avril 2026, les locaux de l’Institut national de la jeunesse et des sports à Abidjan pour une session de sensibilisation à fort enjeu. Au cœur des échanges : le rôle stratégique de la propriété intellectuelle dans le développement du sport et de l’économie.

Placée sous le thème international « Propriété intellectuelle et sport : Prêts, partez, innovez ! », cette initiative s’est inscrite dans le cadre des actions portées par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, qui met cette année en lumière les liens étroits entre innovation, performance sportive et valorisation des créations.

Anticiper pour mieux impacter

Face aux étudiants, enseignants et acteurs du secteur sportif réunis pour l’occasion, le directeur général de l’OIPI, Paul Koffi Assandé, a expliqué le choix d’anticiper cette célébration : « Il était important de nous adapter aux disponibilités des acteurs ciblés afin de maximiser l’impact de cette activité », a-t-il souligné.

Pour lui, cette édition 2026 met en évidence une réalité souvent sous-estimée : le sport est aujourd’hui un véritable moteur économique, dont la croissance repose en grande partie sur l’exploitation des droits de propriété intellectuelle. Marques, droits de diffusion, licences, autant d’actifs immatériels qui génèrent des revenus considérables à l’échelle mondiale.

Quand la propriété intellectuelle devient moteur du sport

Invité à éclairer les participants, le consultant, l’Expert Consultant auprès OAPI et OMPI , Dr Ouattara Simplice, a insisté sur la dépendance du sport moderne à la propriété intellectuelle.

« Les grandes puissances sportives tirent leurs revenus des droits télévisés, des marques et des licences. Ce modèle doit inspirer nos États », a-t-il affirmé, soulignant que la méconnaissance de ces mécanismes prive encore de nombreux acteurs africains de ressources importantes.

Selon lui, la professionnalisation du sport en Côte d’Ivoire passe nécessairement par une meilleure appropriation de ces outils, afin de garantir autonomie financière et compétitivité internationale.

Des étudiants désormais outillés

Du côté des participants, cette immersion dans l’univers de la propriété intellectuelle a suscité un réel intérêt. Notamment chez Naky Ange Michelle, qui retient que « toute création mérite d’être protégée pour éviter toute exploitation abusive ».
« J’ai compris qu’il existe des structures comme l’OIPI pour protéger nos créations. C’est une information précieuse pour nous », a confié l’étudiant Maho Obo Jude.

Former une nouvelle génération d’acteurs avertis

À travers cette rencontre, l’OIPI entend surtout préparer la relève. Représentant la direction de l’INJS, Kouamé Nguessan a salué une initiative « en parfaite adéquation avec les missions de formation de l’institution ». « Nos étudiants sont les futurs encadreurs, managers et professionnels du sport. Il est essentiel qu’ils intègrent la dimension de la propriété intellectuelle dans leurs pratiques », a-t-il déclaré, annonçant une volonté d’intégrer cette thématique dans les programmes pédagogiques.

Une vision tournée vers l’avenir

 En Côte d’Ivoire, l’innovation ne doit plus seulement exister, elle doit être protégée, valorisée et pleinement exploitée. Au-delà de la simple sensibilisation, cette activité a marqué une étape dans la stratégie de l’OIPI. Celle  visant à ancrer la culture de la propriété intellectuelle au cœur des secteurs porteurs, dont le sport. En mettant l’accent sur la jeunesse, l’institution espère bâtir une génération capable de transformer ses idées en valeur économique durable.

Tadina Christina