Mali: Bamako choisit la résistance face à la pression internationale

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Face aux appels répétés de plusieurs puissances occidentales invitant leurs ressortissants à quitter le Mali, le gouvernement de transition a décidé de rendre coup pour coup.
Désormais, tout citoyen d’un pays ayant ordonné ce retrait sera considéré comme persona non grata, a annoncé ce 10 novembre le ministre porte-parole du gouvernement, le général Abdoulaye Maïga.
Une mesure de réciprocité diplomatique brandie comme un acte de souveraineté.
« Le Mali défendra sa dignité et son indépendance, quelles qu’en soient les conséquences », souligne la note officielle.
Cette décision intervient dans un climat de crise sécuritaire et énergétique aiguë. Depuis des semaines, les attaques du JNIM, affilié à Al-Qaïda, bloquent les convois de carburant, provoquant pénuries, coupures d’électricité et flambée des prix.
Les observateurs parlent désormais d’un blocus économique, véritable « guerre d’asphyxie » menée contre l’État malien.
Alors que la France, l’Allemagne, le Canada, l’Italie et les États-Unis se replient, Bamako refuse de plier.
Le gouvernement revendique son droit à décider sans tutelle ni interférence étrangère, même au prix d’un isolement diplomatique grandissant.
Entre souveraineté assumée et risque d’asphyxie économique, le Mali trace seul sa voie, mais debout.
Tadina Christina
