Marché financier régional : le Burkina Faso réussit une levée de fonds sursouscrite à près de 150 %

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Le Burkina Faso a une nouvelle fois démontré sa capacité à mobiliser les investisseurs régionaux. Lors d’une adjudication de bons et obligations du Trésor organisée ce mercredi sur le marché de l’Umoa-Titres, l’État burkinabè a levé 54,999 milliards de FCFA, dépassant l’objectif initial de 50 milliards de FCFA fixé par les autorités de Ouagadougou.

L’opération a suscité un fort engouement, avec un taux de souscription de 149,86 %. Sur un volume global de 74,931 milliards de FCFA de soumissions reçues, le Trésor public burkinabè a retenu 73,40 % des offres, confirmant la confiance des investisseurs dans la signature souveraine du pays.

L’émission s’est articulée autour de quatre maturités. Les bons du Trésor à 364 jours ont permis de lever 12,721 milliards de FCFA sur 22,779 milliards proposés, avec un taux marginal de 7,00 % et un rendement moyen pondéré de 7,43 %.

Les obligations à 3 ans, assorties d’un taux fixe de 6,00 %, ont mobilisé 5,733 milliards de FCFA, avec un prix marginal de 98,00 % et un rendement de 6,60 %.

Les obligations à 5 ans (taux fixe de 6,20 %) ont enregistré une performance notable, levant 14,623 milliards de FCFA, avec un taux d’absorption de 96,06 %, un prix marginal de 97,00 % et un rendement de 6,82 %.

La tranche la plus importante de l’opération a concerné les obligations à 7 ans (taux fixe de 6,40 %), qui ont permis de mobiliser 21,923 milliards de FCFA, avec un taux d’absorption de 91,22 % et un rendement de 7,06 %.

Au total, quatorze établissements financiers ont pris part à cette adjudication. Les investisseurs burkinabè ont absorbé la quasi-totalité des obligations retenues, tandis que des souscripteurs en provenance du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal figurent également parmi les participants.

Les titres émis, dont la date de valeur est fixée au 18 décembre 2025, arriveront à échéance entre décembre 2026 et décembre 2032, selon les maturités, consolidant ainsi le profil de financement à moyen et long terme de l’État burkinabè.

I.inter