Maroc : quand le sport devient moteur d’égalité et de transformation sociale

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L’UNESCO et la Fondation Maroc 2030 ont signé mardi 11 novembre à Rabat, un partenariat stratégique pour 2025–2030, plaçant le sport au cœur de l’éducation, de l’inclusion sociale et de l’égalité des genres. Plus qu’un simple événement, cette initiative traduit une volonté politique et sociétale de transformer l’élan sportif en véritable force de changement.
Alors que le Maroc se prépare à accueillir la CAN 2025, la Coupe du monde féminine U-17 et la Coupe du monde 2030, ce partenariat ambitionne de faire des stades des lieux d’émancipation et des communautés des acteurs du changement. Pour la première fois, la Fondation Maroc 2030 consacre un projet à la dimension sociale et éducative du sport, démontrant que l’impact d’une compétition ne se mesure pas seulement en buts ou en trophées.
« Le sport est un vecteur d’inclusion, de solidarité et de citoyenneté », affirme Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO. Pour elle, chaque tournoi, chaque initiative, chaque jeune impliqué devient un maillon d’un réseau de cohésion sociale, capable de transformer des vies et des territoires.
Le président de la Fondation Maroc 2030, Fouzi Lekjaa, souligne que le projet s’inscrit dans la vision du Roi Mohammed VI et qu’il vise à utiliser le football et les disciplines sportives comme instruments de développement durable et d’égalité des chances.
Le premier projet concret, « Des stades aux territoires : le sport, moteur de changement », propose trois axes : des tournois communautaires « CAN de la citoyenneté », une campagne nationale « Valeurs du sport », et un festival « Égalité et développement par le sport », mettant l’accent sur l’autonomisation des jeunes filles et des femmes, souvent marginalisées dans l’accès au sport et à l’éducation.
L’UNESCO accompagnera la Fondation dans la mise en place d’un modèle innovant liant sport, éducation et développement territorial, afin que chaque initiative laisse un impact durable et réel. Ce partenariat démontre que le sport peut être bien plus qu’un spectacle : il est un levier de justice sociale, de solidarité et d’émancipation pour les jeunes générations.
Avec Dr Samaké Samira et d’autres femmes entrepreneures, elle engage alors une vaste campagne de sensibilisation et de soutien aux femmes marocaines en difficulté, épaulée par l’ambassade du Maroc à Abidjan.
Son appel retentit jusqu’à Rabat : « Nous avons tiré la sonnette d’alarme lors du Colloque des Femmes Marocaines d’ici et d’ailleurs, organisé par le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) en 2008 », déclare-t-elle.
Figure du rapprochement entre le Maroc et la Côte d’Ivoire, Mina Kerzabi Haidara, diplomate de cœur et d’action, a consacré sa vie à la promotion d’une coopération Sud-Sud inclusive et humaine.
En 2023, elle a été élevée au rang d’officier dans l’Ordre du mérite ivoirien, distinction qui salue un parcours exemplaire de diplomatie sociale et de fraternité africaine. « Servir l’Afrique, c’est défendre ses enfants où qu’ils se trouvent », affirme-t-elle avec conviction.
De l’AFMCI à l’ARCA, trois décennies d’action, pour un même idéal. Mina Kerzabi Haidara incarne la continuité d’un combat pour la dignité, la solidarité et l’unité africaines.
À travers son action, elle rappelle que la migration peut être un facteur de développement partagé, dès lors qu’elle est accompagnée d’un véritable humanisme. Son engagement, mêlant diplomatie, entrepreneuriat et activisme social, fait d’elle l’une des voix féminines les plus inspirantes du continent.
I.INTER
