MASA 2026 : Amadou Coulibaly appelle les artistes africains à reprendre le contrôle de leur récit culturel

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Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a exhorté les artistes et professionnels des médias à davantage valoriser la culture africaine et à s’approprier la narration de leurs propres œuvres. C’était le mardi 14 avril 2026, lors d’une visite au Marché des arts du spectacle d’Abidjan (MASA), au Palais de la Culture de Treichville, en compagnie de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck.
Une bataille du récit culturel au cœur du MASA
Face aux acteurs culturels présents, Amadou Coulibaly a insisté sur une idée centrale : l’Afrique doit être la première productrice de son propre récit. « Si nous ne valorisons pas nous-mêmes nos œuvres, personne ne le fera à notre place », a-t-il déclaré. Pour le porte-parole du gouvernement, cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté narrative, étroitement liée aux enjeux de l’audiovisuel et de la création artistique.
Culture, audiovisuel et identité : un même combat
Le ministre a rappelé que la production audiovisuelle est indissociable de la création artistique, citant notamment la mise en scène, l’éclairage ou encore les costumes comme éléments d’un même univers culturel.
Il a également relié cette démarche au Salon international du contenu audiovisuel (SICA), dont la prochaine édition est annoncée pour novembre 2026, soulignant la continuité entre les politiques culturelles et médiatiques du pays.
Raconter l’Afrique par les Africains eux-mêmes
Dans son intervention, Amadou Coulibaly a insisté sur la richesse narrative du continent et la nécessité de mieux l’exploiter. Il a appelé les jeunes créateurs, mais aussi les journalistes et critiques d’art, à s’inscrire dans une démarche de valorisation des productions africaines, estimant que chacun joue un rôle dans la construction de l’image du continent.
Le MASA, vitrine de la création et de la critique artistique
De son côté, la ministre Françoise Remarck a salué l’engagement du gouvernement dans la réussite de cette 14ᵉ édition du MASA, qu’elle a présenté comme une vitrine majeure de la création artistique africaine. Elle a rappelé que le festival, initié en 1993, s’inscrit dans une vision de long terme portée par les autorités ivoiriennes, visant à renforcer le rayonnement culturel du pays.
Une nouvelle génération de critiques d’art en formation
La visite ministérielle a également permis de découvrir le dispositif de formation en critique d’art mis en place dans le cadre du MASA. Sur 276 candidats, 15 ont été retenus pour cette première cohorte. Le meilleur critique d’art sera distingué lors de la cérémonie de clôture, prévue ce samedi.
Une dynamique culturelle en consolidation
Entre discours institutionnel, formation des jeunes et valorisation des industries culturelles, le MASA 2026 confirme sa position de plateforme stratégique pour la promotion de la création africaine. Une édition marquée par un message clair : l’Afrique ne doit plus seulement produire de la culture, mais aussi maîtriser la manière dont elle est racontée.
Tadina Christina
