Néko en soif : quand la pénurie d’eau fragilise le quotidien des villages ivoiriens

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Néko en soif : quand la pénurie d’eau fragilise le quotidien des villages

À Néko, près de Lakota, la rareté de l’eau potable met en lumière un déficit chronique d’infrastructures et pèse lourdement sur les habitants, en particulier les femmes.

Le village de Néko, qui compte près de 6 000 habitants, traverse une crise d’eau persistante. Les puits ont tari, le seul forage fonctionnel est saturé, et le château d’eau de la SODECI reste insuffisant pour couvrir les besoins. Résultat : chaque jour, femmes et enfants se lèvent avant l’aube pour chercher quelques litres d’eau, souvent de qualité médiocre, mettant à mal l’hygiène, la santé et la vie scolaire.

Les habitants dénoncent l’insuffisance des infrastructures publiques et l’arrêt des projets gouvernementaux, comme le grand château d’eau inachevé de l’ONEP. Les initiatives privées, telles que les forages solaires, apportent un secours limité mais ne suffisent pas à endiguer la pénurie. Le rationnement, les files interminables et les tensions autour des points d’eau traduisent une fracture sociale qui affecte la dignité et la cohésion du village.

Face à cette situation, le chef du village et la présidente des femmes interpellent les autorités régionales et nationales pour des solutions durables. À Néko, l’eau n’est plus seulement un besoin vital : elle symbolise la justice sociale et le respect des droits fondamentaux des habitants. La demande est claire : infrastructures fiables et gestion efficace pour que la soif cesse de dicter le quotidien.

Tadina C.

Source: AIP