Niger : un budget 2026 tourné vers la souveraineté agricole, énergétique et minière

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Le Conseil des ministres du Niger a adopté, mercredi, le projet d’ordonnance portant loi de finances pour l’année budgétaire 2026, un texte stratégique qui place l’agriculture, l’énergie et les mines au cœur des priorités gouvernementales, dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes géopolitiques et économiques.

Réuni sous la présidence du général Abdourahamane Tiani, Président de la Refondation, le Conseil a validé un budget élaboré sur la base de la note de cadrage macroéconomique et budgétaire 2026-2028. Selon le communiqué du Secrétariat général du gouvernement, signé par Mahamane Roufai Laouali, cette loi de finances s’inscrit pleinement dans les orientations du Programme de la Refondation de la République, visant un développement inclusif et une meilleure stabilité des finances publiques.

L’adoption de ce budget intervient dans un environnement international complexe, caractérisé par l’intensification des tensions commerciales et diplomatiques, la persistance de conflits régionaux et de nombreuses incertitudes pesant sur les politiques économiques mondiales.

Sur le plan national, le budget 2026 repose sur plusieurs hypothèses structurantes. Il prévoit notamment un renforcement du secteur agricole, porté par le programme de soutien à la campagne agricole et pastorale, ainsi que la poursuite de grands projets d’irrigation destinés à améliorer la sécurité alimentaire.

Le gouvernement table également sur une montée en puissance des secteurs énergétique et minier. La loi de finances anticipe la poursuite de l’exportation du pétrole brut, avec une augmentation notable de la production journalière dès 2026. Elle prévoit aussi une hausse de la production d’uranium, marquée par le démarrage de la production de la Société Minière de DASA (SOMIDA), ainsi qu’une progression moyenne de 5,2 % de la production d’or sur la période 2026-2028.

Par ailleurs, le projet budgétaire accorde une attention particulière au développement des zones économiques spéciales, notamment les zones agro-industrielles de Niamey et de Maradi, conçues pour stimuler la transformation locale et la création d’emplois.

Des mesures spécifiques sont également prévues afin d’alléger le coût de la vie pour les populations et de soutenir la production nationale, dans l’optique de renforcer la résilience de l’économie nigérienne face aux chocs externes.

À travers ce budget 2026, les autorités entendent poser les bases d’une croissance durable et souveraine, fondée sur la valorisation des ressources nationales et la poursuite des réformes engagées dans le cadre de la Refondation de la République.

I.inter