Le président de l’Abdel Fattah Al-Sissi a rencontré le gouverneur de la Banque centrale d’Égypte afin d’évaluer les performances économiques de 2025 et de définir les priorités monétaires du pays. Au centre des discussions : la maîtrise de l’inflation, la solidité du secteur bancaire et le renforcement du rôle du secteur privé pour dynamiser la croissance.
La stratégie économique égyptienne s’articule autour d’un objectif clair : stabiliser les prix et préserver le pouvoir d’achat des ménages. Lors de son audience avec le gouverneur de la Banque centrale, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance accrue face aux pressions inflationnistes. Pour lui, la régulation des marchés et le suivi rigoureux des politiques économiques sont indispensables afin de garantir la disponibilité des biens essentiels et d’éviter les fluctuations excessives des prix.
Cette orientation s’inscrit dans une approche plus large visant à renforcer la résilience de l’économie. Le président Al-Sissi a rappelé que la stabilité financière constitue un préalable au développement durable. Un environnement économique prévisible favorise l’investissement, stimule la production et soutient la création d’emplois. L’enjeu est donc de conjuguer croissance et stabilité, sans compromettre les équilibres macroéconomiques.
Le chef de l’État a également souligné l’importance de la transparence et de la gouvernance économique. Les réformes engagées doivent permettre de renforcer la confiance des acteurs économiques et d’améliorer la compétitivité du pays. En élargissant les incitations à l’investissement et en simplifiant les procédures administratives, les autorités espèrent attirer davantage de capitaux et encourager l’innovation.
Un secteur privé appelé à jouer un rôle moteur
L’un des messages forts de la réunion concerne le rôle du secteur privé. Le président égyptien a plaidé pour un cadre économique favorisant l’initiative entrepreneuriale et la création de valeur. Selon lui, le développement ne peut être durable sans une participation accrue des entreprises, qui constituent un moteur essentiel de la croissance.
Cette vision repose sur l’idée que le secteur privé est mieux placé pour innover, investir et générer des emplois. En réduisant les barrières à l’entrée et en améliorant l’environnement des affaires, les autorités souhaitent stimuler l’activité économique et renforcer la compétitivité de l’Égypte sur les marchés internationaux.
Le président Al-Sissi a également insisté sur la nécessité d’une croissance inclusive. Le développement économique doit bénéficier à l’ensemble de la population, en réduisant les inégalités et en améliorant les conditions de vie. Dans cette perspective, les politiques publiques doivent concilier efficacité économique et justice sociale.
Bilan du secteur bancaire : des indicateurs encourageants
La réunion a permis de dresser un bilan des performances du secteur bancaire en 2025. Le gouverneur de la Banque centrale a présenté des indicateurs globalement positifs, témoignant de la solidité du système financier.
Les réserves internationales nettes ont atteint 52,6 milliards de dollars en janvier 2026, contre 33,1 milliards en août 2022. Ce niveau record permet de couvrir environ 6,9 mois d’importations, dépassant les standards internationaux. Cette progression reflète une amélioration de la position extérieure du pays et renforce sa capacité à faire face aux chocs économiques.
Les actifs extérieurs nets du secteur bancaire ont également enregistré une hausse significative, s’établissant à 25,5 milliards de dollars en décembre 2025. Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs : l’amélioration des positions extérieures des banques commerciales, la reprise des transferts des Égyptiens de l’étranger, le redressement du secteur touristique et l’augmentation des investissements étrangers.
Le gouverneur a souligné que ces résultats traduisent la confiance des investisseurs et la solidité des fondamentaux économiques. Ils constituent également un atout pour soutenir la croissance et financer les projets de développement.
L’inflation, un défi toujours présent
Malgré ces avancées, la lutte contre l’inflation demeure une priorité. La hausse des prix peut fragiliser le pouvoir d’achat et accentuer les tensions sociales. Pour y répondre, les autorités misent sur une politique monétaire prudente et une régulation efficace des marchés.
L’objectif est de stabiliser les prix tout en garantissant la disponibilité des produits essentiels. La coordination entre la Banque centrale et le gouvernement joue un rôle central dans cette stratégie. En ajustant les instruments de politique monétaire et en surveillant les circuits de distribution, les autorités cherchent à prévenir les déséquilibres.
La transparence des décisions économiques constitue également un levier important. En communiquant clairement sur les objectifs et les actions engagées, les institutions publiques renforcent la confiance des acteurs économiques et des citoyens.
Une approche globale du développement
Au-delà des aspects financiers, la réunion a mis en lumière l’importance des initiatives sociales du secteur bancaire. Les programmes en faveur de la santé et de l’éducation contribuent à améliorer les conditions de vie et à soutenir le développement humain.
Ces actions s’inscrivent dans une vision du progrès qui dépasse les seuls indicateurs économiques. Le développement durable repose sur un équilibre entre croissance, inclusion sociale et préservation des ressources. En soutenant des projets à impact communautaire, le secteur bancaire participe à cet objectif.
Le président Al-Sissi a salué ces efforts, rappelant que la responsabilité sociale des entreprises et des institutions financières joue un rôle complémentaire aux politiques publiques. Ensemble, ces initiatives contribuent à renforcer la cohésion sociale et à bâtir une économie plus résiliente.
En conclusion, la rencontre entre le chef de l’État et le gouverneur de la Banque centrale confirme la volonté des autorités de consolider les acquis économiques tout en relevant les défis structurels. La maîtrise de l’inflation, le renforcement du secteur privé et la stabilité financière demeurent les piliers de la stratégie économique. Dans un contexte mondial incertain, l’Égypte entend poursuivre sa trajectoire de développement et renforcer sa capacité à s’adapter aux évolutions économiques.
I.inter

