Radiocommunications : à Port-Bouët, une nouvelle feuille de route pour mieux encadrer les réseaux et les ondes

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La deuxième édition du Forum des radiocommunications s’est achevée samedi à Port-Bouët avec plusieurs recommandations destinées à améliorer la gestion du spectre, faciliter le déploiement des infrastructures et renforcer la surveillance de l’exposition aux ondes électromagnétiques.
Trois jours de débats et d’échanges ont permis aux experts, décideurs, opérateurs économiques et étudiants réunis en marge de l’Africa Space Expo (Aspex) de dégager plusieurs priorités pour le secteur des radiocommunications en Côte d’Ivoire.
Au terme des travaux, une nouvelle feuille de route a été retenue pour orienter les prochaines actions de l’Agence ivoirienne de gestion des fréquences radioélectriques (AIGF).
Lever les obstacles au déploiement des réseaux
Les discussions du dernier panel, consacré aux axes prioritaires pour la gestion du déploiement des réseaux radioélectriques et à la surveillance de l’exposition aux ondes électromagnétiques, ont permis de mettre en évidence plusieurs difficultés.
Les contraintes foncières, communautaires et administratives figurent notamment parmi les principaux obstacles identifiés. Pour y répondre, les participants ont retenu cinq axes stratégiques, portant notamment sur la planification du spectre, la coordination avec les affectataires et les opérateurs privés.
La feuille de route prévoit également la création d’un cadre permanent de concertation entre les institutions publiques chargées des télécommunications. Les mairies et les collectivités locales devraient y être davantage associées, notamment pour faciliter l’accès au domaine public nécessaire au déploiement des infrastructures.
Une surveillance renforcée des ondes
Autre priorité : le suivi de l’exposition des populations aux ondes électromagnétiques. Les recommandations prévoient une surveillance continue des niveaux d’exposition ainsi que la définition d’un seuil d’alerte établi de manière concertée.
Les participants ont également insisté sur la nécessité d’améliorer l’information du public. Les radios de proximité, les décideurs et les épidémiologistes devraient ainsi être davantage impliqués dans les actions de sensibilisation.
Stanislas Kanvoli, directeur des affaires juridiques au ministère chargé de la Transition numérique et modérateur du panel, a souhaité que les difficultés soulevées trouvent des réponses concrètes avant la prochaine édition du forum.
Un écosystème désormais connecté à l’espace
Pour Tidiane Ouattara, directeur de l’Agence spatiale de Côte d’Ivoire, la tenue du forum parallèlement à l’Aspex illustre l’interdépendance croissante des différents secteurs.
« Satellites, spectre et réseaux terrestres relèvent désormais d’un même écosystème », a-t-il relevé, tout en rappelant que les enjeux spatiaux nécessitent une coopération entre les pays et les différents acteurs.
L’AIGF mise sur la proximité
Avec cette nouvelle feuille de route, l’AIGF entend désormais passer à une phase davantage opérationnelle. Son directeur général, Yacouba Coulibaly, a notamment annoncé le renforcement des actions de sensibilisation auprès des élèves et des étudiants sur les questions liées aux ondes électromagnétiques.
L’agence prévoit également de poursuivre sa démarche de proximité avec les populations à travers la campagne nationale « AIGF Tour ».
La deuxième édition du Forum des radiocommunications se referme ainsi sur un objectif affiché : mieux coordonner les acteurs et faire évoluer la gestion des fréquences et des réseaux en fonction des nouveaux enjeux numériques et spatiaux.
Tadina Christina
