Sahel : la Force unifiée des armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger officiellement née

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Le Samedi 20 décembre 2025, Bamako a été le théâtre d’un événement majeur pour la sécurité régionale : le président malien Assimi Goïta a présidé la cérémonie officielle de création de la Force unifiée de la Confédération des États du Sahel (FU-AES), rassemblant les armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

La cérémonie a vu la remise solennelle de l’étendard de la Force unifiée, en présence du Premier ministre malien, du président du Conseil national de transition, des ministres de la Défense des trois pays, ainsi que des chefs d’état-major et de nombreux représentants diplomatiques et d’organisations internationales. Ce geste symbolique souligne l’engagement des trois nations à mutualiser leurs moyens militaires face aux menaces régionales.

Dans son discours, le président Goïta a salué les avancées des opérations conjointes Yéréko I et II, qui ont permis la neutralisation de plusieurs chefs terroristes et la destruction de leurs sanctuaires. Il a insisté sur l’importance d’une anticipation stratégique constante face à l’évolution des groupes armés terroristes et aux menaces multiformes pesant sur le Sahel.

Le général Daouda Traoré a été officiellement installé à la tête de la FU-AES, marquant le début d’une coordination opérationnelle renforcée entre les trois armées. Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une logique de solidarité et de souveraineté régionale, fondée sur la coopération et le partage du renseignement.

La mise en place de cette force survient dans un contexte sécuritaire complexe, avec des attaques répétées du Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) et de l’État islamique au Sahel, ainsi que des difficultés logistiques affectant notamment l’approvisionnement en carburant au Mali.

La Confédération des États du Sahel, qui regroupe trois pays dirigés par des régimes militaires issus de coups d’État (Mali, Burkina Faso et Niger), avait été officialisée en septembre 2023 et transformée en confédération en juillet 2024. Les trois États ont quitté la Cédéao en janvier 2025, affirmant leur volonté d’agir de manière autonome sur les questions de sécurité régionale.

La cérémonie de Bamako prépare la deuxième session ordinaire de la Conférence des chefs d’État de l’AES, prévue dimanche, qui sera consacrée aux orientations stratégiques et opérationnelles de cette force régionale.

I.inter