Vues 5 204

Nommé lundi soir par le président Bassirou Diomaye Faye au poste de Premier ministre du Sénégal, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo a affirmé vouloir poursuivre les réformes engagées par les nouvelles autorités tout en instaurant une nouvelle dynamique dans la conduite de l’action gouvernementale.

Dans sa première déclaration officielle après sa nomination en remplacement de Ousmane Sonko, le nouveau chef du gouvernement a assuré qu’il ne s’agissait « pas d’un changement de cap », mais plutôt « d’un changement de méthode dans la cohérence institutionnelle et l’action gouvernementale ».

Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo a remercié le chef de l’État pour « sa confiance constante » depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition présidentielle en avril 2024. Il a rappelé avoir occupé plusieurs fonctions stratégiques au sein de l’exécutif, notamment comme ministre-secrétaire général du gouvernement puis ministre d’État chargé du suivi et du pilotage de l’Agenda Sénégal 2050.

Présentant sa nomination comme un « sacerdoce », il a également mis en avant son expérience acquise à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest avant de rendre hommage au travail accompli par le gouvernement dirigé jusque-là par Ousmane Sonko.

Le nouveau Premier ministre a salué les avancées réalisées autour de l’Agenda national de transformation, du programme de redressement économique et social ainsi que de la stratégie nationale de développement quinquennale.

Évoquant les défis actuels du Sénégal, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo a cité les tensions sur les finances publiques, la hausse des coûts énergétiques liée au contexte international, les difficultés sociales ainsi que les enjeux sécuritaires dans la sous-région.

Il a assuré que toutes les politiques publiques resteront alignées sur l’Agenda Sénégal 2050, destiné à bâtir « un Sénégal souverain, juste et prospère ». Parmi les priorités annoncées figurent la souveraineté économique, la promotion de la bonne gouvernance et la prise en charge des préoccupations sociales des populations.

Le nouveau chef du gouvernement a également lancé un appel à l’unité et à la mobilisation nationale, en direction notamment des jeunes, des femmes, de la diaspora, des acteurs religieux et de la société civile.

Cette nomination intervient dans un contexte politique marqué par le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et son retour annoncé à l’Assemblée nationale, où les députés doivent prochainement se prononcer sur sa réintégration parlementaire et l’élection d’un nouveau président du Parlement après la démission d’El Malick Ndiaye.

I.inter