Bénin – Afrique du Sud : procédure d’extradition engagée contre Kémi Séba

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Le procureur spécial béninois près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), Mario Metonou, a annoncé l’engagement d’une procédure d’extradition visant l’activiste Kémi Séba, au moment même où celui-ci comparaissait ce lundi devant la justice sud-africaine dans une autre affaire.
Deux mandats d’arrêt émis par la CRIET
Dans une déclaration faite à la presse, le magistrat béninois a précisé que deux mandats d’arrêt ont été délivrés contre l’activiste : un pour blanchiment de capitaux (juin 2025), un autre pour apologie du crime, incitation à la haine et à la violence (décembre 2025)
Selon lui, une demande d’arrestation provisoire a été transmise aux autorités sud-africaines afin d’obtenir son maintien en détention, dans l’attente d’une procédure formelle d’extradition actuellement en préparation.
Une situation judiciaire simultanée en Afrique du Sud
Le même jour, Kémi Séba a comparu devant le tribunal régional de Pretoria dans le cadre d’une procédure distincte ouverte en Afrique du Sud. Arrêté le 13 avril 2026 avec son fils et un ressortissant sud-africain, il est poursuivi avec plusieurs coaccusés dans une affaire liée notamment à des vérifications sur leur statut migratoire.
Les autorités sud-africaines indiquent que lors de l’opération, plusieurs téléphones portables ainsi qu’environ 318 000 rands en espèces ont été saisis. Les suspects demeurent en détention provisoire dans l’attente de la suite des vérifications.
Audience renvoyée et enquêtes en cours
L’affaire examinée par la justice sud-africaine a été renvoyée au 29 avril 2026, date à laquelle sera étudiée une demande de mise en liberté sous caution. Par ailleurs, les autorités nigériennes ont indiqué que l’intéressé détient un passeport diplomatique du Niger, selon les déclarations du ministre des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré, qui suit également le dossier.
Une procédure encadrée juridiquement
Mario Metonou a souligné que la procédure d’extradition engagée s’inscrit dans un cadre légal et conventionnel international. Il a précisé que l’évolution du dossier fera l’objet de communications ultérieures, au fur et à mesure des étapes judiciaires.
Tadina Christina
