Égalité de genre : la Côte d’Ivoire s’impose en tête de la CEDEAO avec un score record de 0,708

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La Côte d’Ivoire occupe désormais la première place dans l’espace de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en matière d’égalité de genre, selon l’Indice d’Égalité de Genre 2024. Le pays affiche un score de 0,708, supérieur à la moyenne régionale estimée à 0,640, confirmant son avance dans ce domaine.
Cette performance est présentée comme le fruit des politiques publiques menées ces dernières années en faveur de l’inclusion sociale, sous la conduite du président Alassane Ouattara et avec l’appui du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant dirigé par Nassénéba Touré.
Dans le secteur éducatif, la Côte d’Ivoire se distingue avec un score de 0,95, illustrant une quasi-parité entre filles et garçons. Cette progression est attribuée à la scolarisation obligatoire, la gratuité de l’école, la distribution de kits scolaires, le développement des cantines scolaires ainsi que les actions de lutte contre les mariages précoces et les grossesses en milieu scolaire.
Sur le plan économique, les autorités mettent en avant les avancées liées à la finance inclusive, à l’essor du mobile money et aux programmes de soutien à l’entrepreneuriat féminin. Le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) et le Fonds national « Femmes et Développement » (FNFD) figurent parmi les principaux leviers visant à renforcer l’autonomisation économique des femmes, en particulier en milieu rural.
Des réformes institutionnelles ont également été engagées, notamment la Constitution de 2016 qui consacre l’égalité entre les sexes, le renforcement du cadre juridique de lutte contre les violences basées sur le genre, ainsi que l’introduction de la budgétisation sensible au genre dans les politiques publiques.
Malgré cette position de leader dans la sous-région, des défis persistent, souligne le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant dans une note transmise à l’AIP le 4 mai 2026. Ils concernent notamment la faible représentation des femmes dans les instances de décision, les inégalités d’accès aux ressources économiques et les écarts de revenus.
Pour consolider ces acquis, le gouvernement prévoit de poursuivre ses efforts à travers plusieurs programmes, dont le Développement des Initiatives et des Capacités Économiques des Femmes pour leur Autonomisation (DICEFA), l’Autonomisation des Femmes par les Compétences Technologiques (AFECT) et le programme Women Power Lab, visant à renforcer durablement l’autonomie des femmes et leur participation au développement national.
Tadina Christina