Bois légal : la Côte d’Ivoire et l’Union européenne fixent 2029 pour les premières autorisations FLEGT

Vues 6 526

Vues 6 526
La Côte d’Ivoire et l’Union européenne (UE) ont convenu de 2029 comme échéance pour la délivrance des premières autorisations FLEGT certifiant la légalité du bois ivoirien destiné au marché européen. Cette décision a été prise à l’issue de la première réunion du Comité conjoint de mise en œuvre (CCMO) de l’Accord de partenariat volontaire sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux du bois (APV-FLEGT), tenue le vendredi 12 juin 2026 à Abidjan.
Cette rencontre marque le lancement officiel du mécanisme de suivi et d’évaluation de l’accord, entré en vigueur le 1er mai 2025. Les parties ont validé un calendrier de mise en œuvre ainsi qu’un ensemble de réformes prioritaires visant à renforcer la gouvernance forestière et la traçabilité des produits du bois.
Les futures autorisations FLEGT permettront de garantir que le bois exporté vers l’Union européenne provient de sources légales et respecte strictement la législation ivoirienne.
Coprésidant les travaux, le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, a salué les avancées enregistrées depuis la signature de l’accord le 19 février 2024, réaffirmant l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes nécessaires.
De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne en Côte d’Ivoire, Irchad Ramiandrasoa Razaaly, a félicité les autorités ivoiriennes pour la rigueur du processus et la mobilisation des parties prenantes.
Au cours des travaux, le CCMO a adopté le plan de réformes prioritaires du secteur forestier ainsi que le développement du Système de vérification de la légalité (SVL), chargé d’assurer la traçabilité du bois sur les marchés national, régional et international. Les groupes techniques et le règlement intérieur du comité ont également été présentés.
L’APV-FLEGT vise à lutter contre l’exploitation illégale des ressources forestières, à promouvoir une gestion durable des forêts et à renforcer la transparence dans le commerce du bois, avec une attention particulière portée à l’implication des femmes dans la gouvernance du secteur.
Cette dynamique s’inscrit dans les stratégies nationales de la Côte d’Ivoire, notamment la SPREF et la SVPF, qui visent respectivement la restauration du couvert forestier à au moins 20 % d’ici 2030 et la sécurisation d’un approvisionnement durable en produits forestiers issus d’une exploitation responsable.
Pour Abidjan et Bruxelles, l’échéance de 2029 représente une étape clé vers un commerce du bois fondé sur la légalité, la transparence et la durabilité.
Solo Muna