Côte d’Ivoire : la CEDEAO renforce son appui à la réinsertion des survivantes de fistules obstétricales

Vues 4 472
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à travers l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), a réaffirmé son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes vulnérables en Côte d’Ivoire avec un financement de 25 913 782 FCFA destiné aux survivantes de fistules obstétricales.
La remise officielle du chèque s’est tenue le 15 juin 2026, à Abidjan-Cocody, en présence des représentants du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE) et des responsables de la CEDEAO.
Représentant la ministre Nassénéba Touré, le directeur de cabinet Moussa Diarassouba a salué une initiative qui vient renforcer les efforts de l’État en matière de prise en charge et de réinsertion socio-économique des femmes touchées par cette pathologie.
Il a souligné que cet appui permettra d’accompagner les bénéficiaires dans le développement d’activités génératrices de revenus, de renforcer les actions de sensibilisation communautaire et d’améliorer le suivi des cas identifiés dans le cadre du Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre (PNLVBG).
Le responsable ivoirien a également assuré que les fonds seront gérés dans un cadre rigoureux, conformément aux exigences de transparence et de bonne gouvernance.
Du côté de la CEDEAO, la représentante résidente par intérim en Côte d’Ivoire, Fathmah Diarré Mahan, a rappelé que ce financement s’inscrit dans la Vision 2050 de l’organisation, qui place le développement humain et l’inclusion sociale au cœur de ses priorités.
Elle a réaffirmé la volonté de l’institution régionale de soutenir durablement les efforts de la Côte d’Ivoire en matière de santé maternelle, de protection sociale et d’autonomisation des femmes.
La fistule obstétricale, conséquence souvent liée à des complications lors de l’accouchement, reste une affection aux impacts lourds, tant sur le plan médical que social, entraînant fréquemment marginalisation et détresse psychologique.
En 2025, avec l’appui du Centre de la CEDEAO pour le développement du genre (CCDG) et de l’ONG GMF3, une soixantaine de femmes avaient déjà bénéficié d’une prise en charge chirurgicale et d’un accompagnement global.
Ce nouveau financement vient ainsi consolider les acquis et renforcer la dynamique régionale en faveur de la dignité, de l’inclusion et de l’autonomisation des survivantes.
Tadina Christina
