Enseignement supérieur : Adama Diawara plaide pour des formations mieux adaptées aux besoins du marché de l’emploi

Vues 2 469

Vues 2 469
A Abidjan, le mardi 16 juin 2026, face aux défis croissants de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Adama Diawara, a appelé à un rapprochement renforcé entre les universités et le monde de l’entreprise. Il s’exprimait à l’ouverture de l’atelier régional « ACE INNOVATE », consacré à l’adéquation entre les formations supérieures et les besoins du marché du travail.
Organisée du 16 au 18 juin à l’immeuble CRAE-UEMOA au Plateau, la rencontre rassemble responsables universitaires, chercheurs, représentants du secteur privé et partenaires techniques et financiers autour des enjeux de l’employabilité et du développement des compétences.
Soutenu par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD), le projet ACE INNOVATE vise à renforcer les capacités des Centres africains d’excellence et à favoriser une meilleure articulation entre les systèmes de formation et les réalités économiques.
Dans son intervention, le professeur Adama Diawara a souligné que l’enseignement supérieur doit désormais répondre aux besoins concrets du tissu productif et préparer les étudiants aux métiers émergents. Selon lui, l’objectif est de former des diplômés capables de s’insérer rapidement dans l’emploi, de créer des entreprises ou de contribuer à l’innovation et à la recherche.
Le ministre a particulièrement insisté sur la nécessité de valoriser les formations techniques et professionnalisantes, estimant que les économies africaines ont un besoin croissant de techniciens qualifiés pour accompagner les projets d’infrastructures, d’industrialisation et de transformation économique.
« Un diplôme doit constituer un véritable passeport vers l’emploi et l’entrepreneuriat », a-t-il affirmé, plaidant pour une adaptation permanente des programmes aux exigences du marché du travail.
De son côté, le président du comité d’organisation, Vamara Touré, a indiqué que les travaux permettront d’identifier les secteurs porteurs, les métiers d’avenir et les compétences les plus recherchées afin d’orienter les politiques de formation.
Le représentant de la Banque mondiale, Modibo Sidibé, a rappelé que près de 500 000 jeunes intègrent chaque année le marché du travail ivoirien, soulignant l’urgence de renforcer l’adéquation entre les qualifications délivrées par les établissements d’enseignement supérieur et les besoins réels de l’économie.
À l’issue des trois jours de réflexion, les participants devraient formuler des recommandations destinées à améliorer la qualité des formations, renforcer les partenariats universités-entreprises et favoriser une insertion professionnelle plus efficace des jeunes diplômés en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.
Solo Muna