Sécurité sanitaire des aliments : Abidjan réunit 31 pays pour renforcer la coopération africaine

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La Côte d’Ivoire accueille, du 29 juin au 3 juillet 2026 à Abidjan, la 4ᵉ édition de l’Atelier africain de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur la sécurité sanitaire des aliments, un rendez-vous continental qui rassemble plus de 100 experts, décideurs et spécialistes issus de 31 pays, dont 29 africains.

Organisée par le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, à travers le Laboratoire national d’essais, de métrologie et d’analyses (LANEMA), cette rencontre vise à renforcer les systèmes africains de contrôle des aliments et à promouvoir des technologies innovantes pour mieux protéger les consommateurs.

Durant cinq jours, les participants échangeront sur plusieurs thématiques majeures, notamment les contaminants chimiques, les risques microbiologiques, les normes sanitaires et phytosanitaires, ainsi que les applications des techniques nucléaires dans le contrôle de la qualité, la traçabilité et la sécurité des produits alimentaires.

Ouvrant officiellement les travaux au nom du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, le directeur de cabinet, Assoua Raymond Laurent, a souligné que la sécurité sanitaire des aliments dépasse désormais le seul cadre de la santé publique.

« Aujourd’hui, la sécurité sanitaire des aliments constitue également un facteur essentiel de compétitivité économique, de développement industriel, de protection des consommateurs et de facilitation des échanges commerciaux », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que le gouvernement ivoirien poursuit d’importants investissements destinés à moderniser les infrastructures de contrôle, renforcer les capacités des laboratoires nationaux et accompagner la montée en gamme des produits ivoiriens sur les marchés internationaux.

La directrice générale du LANEMA, Pr Koné Mawa, a salué la confiance renouvelée accordée à la Côte d’Ivoire par l’AIEA, estimant que l’organisation de cette quatrième édition consacre les avancées enregistrées par le pays dans le domaine de la sécurité alimentaire.

Selon elle, cette reconnaissance est le résultat du projet Food Safety, développé depuis 2021 avec l’appui de l’AIEA, qui a permis de moderniser les équipements des laboratoires, de renforcer les compétences scientifiques nationales et d’améliorer les capacités d’analyse des produits alimentaires.

Pour sa part, le représentant de l’Agence internationale de l’énergie atomique, James Sasanya, a rappelé l’ampleur des défis auxquels le continent reste confronté.

Selon les estimations présentées par l’AIEA, les maladies d’origine alimentaire provoquent chaque année près de 866 millions de cas de maladie, 1,5 million de décès en Afrique et engendrent des pertes économiques évaluées à 310 milliards de dollars.

Face à ces chiffres préoccupants, il a appelé les États africains à intensifier leur coopération afin de renforcer les systèmes nationaux de surveillance, d’améliorer les capacités des laboratoires et de développer des mécanismes harmonisés de contrôle de la qualité des aliments.

Au terme des travaux, les participants devraient adopter une feuille de route africaine 2026-2028, destinée à consolider la coopération scientifique entre les laboratoires du continent, améliorer la surveillance des risques alimentaires et favoriser l’utilisation des technologies nucléaires au service de la sécurité sanitaire des aliments.

À travers l’accueil de cette rencontre continentale, la Côte d’Ivoire confirme son ambition de devenir un pôle régional de référence en matière de contrôle de la qualité alimentaire, de recherche scientifique et de protection des consommateurs.

Solo Muna