Pollution et santé : le SYNACASS-CI appelle à une réponse coordonnée à Yamoussoukro

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Face à la montée des risques sanitaires liés à la dégradation de l’environnement, les cadres supérieurs de la santé plaident pour une mobilisation renforcée des pouvoirs publics, des scientifiques et des professionnels de santé. Cette préoccupation est au cœur de la 25ᵉ édition des Journées scientifiques du Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d’Ivoire (SYNACASS-CI), ouverte jeudi 30 juillet 2026 à Yamoussoukro.

Placées sous le thème « Pollution environnementale : pathologies humaines et animales », les JSS 2026 réunissent pendant trois jours près de 200 participants, parmi lesquels des médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, enseignants-chercheurs, administrateurs de la santé, décideurs et partenaires techniques venus de Côte d’Ivoire et de plusieurs pays africains.

Pour le secrétaire général du SYNACASS-CI, Dr Guillaume Esso Akpesse, le thème choisi constitue un véritable signal d’alerte. La pollution de l’air, de l’eau et des sols, la présence de déchets toxiques et les effets du changement climatique exposent les populations à des risques sanitaires de plus en plus importants.

« On ne peut pas protéger durablement la santé des populations sans protéger leur environnement », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de renforcer la surveillance épidémiologique, les capacités de diagnostic, la recherche scientifique et l’éducation sanitaire et environnementale.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Abou Bamba, a rappelé que les enjeux environnementaux et sanitaires sont désormais étroitement liés.

« Protéger l’environnement, c’est protéger la santé. Protéger la santé, c’est protéger notre développement », a-t-il affirmé, appelant à une mise en œuvre renforcée de l’approche « Une Seule Santé » (One Health), fondée sur une action concertée entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement.

Le ministre a évoqué plusieurs mesures engagées par le Gouvernement, notamment la lutte contre l’orpaillage clandestin, l’amélioration de la gestion des déchets, le renforcement du cadre juridique environnemental et la surveillance des maladies liées aux changements climatiques. Il a également indiqué que près de 1 750 milliards de FCFA sont mobilisés dans le cadre de la stratégie nationale d’adaptation climatique.

Les échanges porteront notamment sur les déterminants de la pollution, les maladies humaines et animales qui y sont associées, les troubles métaboliques ainsi que les mécanismes de prévention. Les participants devraient, au terme des travaux, proposer des recommandations destinées à améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge des pathologies environnementales en Côte d’Ivoire.

I.inter