Côte d’Ivoire : l’Alliance Féministe plaide pour un renforcement de la Convention de l’UA sur les violences faites aux femmes

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L’Alliance Féministe a organisé, le mercredi 16 septembre à Cocody, une conférence-débat consacrée à la Convention de l’Union africaine sur l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles. L’organisation souhaite que le texte soit davantage examiné avant une éventuelle ratification par la Côte d’Ivoire.
Une conférence-débat consacrée à la Convention de l’Union africaine sur l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles s’est tenue mercredi 16 septembre à l’hôtel Robert’s, aux Deux-Plateaux-Carrefour Duncan, dans la commune de Cocody.
La rencontre, organisée par l’Alliance Féministe, avait pour thème : « Posons, écoutons, renforçons, puis ratifions ».
Adoptée par l’Union africaine le 10 février 2025, la Convention vise à établir un cadre continental pour prévenir et éliminer les violences faites aux femmes et aux filles et renforcer les mécanismes de réponse et de protection.
Selon l’Alliance Féministe, la démarche engagée ne constitue pas une opposition au texte. L’organisation souhaite plutôt contribuer à son examen et à l’identification de dispositions qu’elle estime devoir être renforcées.
Plusieurs domaines ciblés
Les échanges, animés par Noelly Aka, chargée d’évaluation à Initiative Tilé et membre de l’Alliance Féministe, ont notamment porté sur les violences numériques, les féminicides, les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants et les violences obstétricales.
L’organisation a également insisté sur la nécessité de mieux prendre en compte les femmes exposées à des vulnérabilités particulières, notamment les femmes handicapées, les femmes vivant avec le VIH, les migrantes et les femmes déplacées.
Les participantes ont identifié cinq axes d’intervention : la prévention, la protection, l’accès à la justice, la réparation et la coordination des actions.
Un appel à un débat national
Avant une éventuelle ratification, l’Alliance Féministe demande une analyse article par article de la Convention et une participation accrue des organisations de défense des droits des femmes et des personnes concernées.
Elle préconise également un cadre de dialogue entre les pouvoirs publics et la société civile ainsi que des mécanismes de suivi portant notamment sur les ressources budgétaires, le cadre juridique et les résultats obtenus sur le terrain.
L’Union africaine souligne elle-même que la disponibilité des ressources, les capacités de mise en œuvre et la qualité des données constituent des facteurs importants pour l’efficacité des politiques de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
À travers cette conférence, l’Alliance Féministe entend ainsi contribuer au débat national sur le contenu et les conditions de mise en œuvre de la Convention en Côte d’Ivoire.
Kom Firmin
