Cacao : Aly Touré en concertation avec le Cameroun pour renforcer la voix des producteurs à l’ICCO

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Le lundi 27 avril 2026 à Yaoundé, SEM Aly Touré, porte-parole des pays producteurs de cacao au sein de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO), a été reçu en audience par SEM Luc Magloire Atangana, ministre du Commerce de la République du Cameroun. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations engagées auprès des États producteurs.
En ouverture d’échanges, le diplomate ivoirien a salué l’accueil qui lui a été réservé et adressé ses félicitations au ministre camerounais pour la bonne tenue de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), organisée à Yaoundé du 26 au 30 mars 2026.
Au cœur des discussions figurait la préparation des travaux du groupe de travail initié par le collège des producteurs de l’ICCO. Celui-ci est chargé d’examiner les tendances du marché mondial du cacao, ainsi que la question sensible de la rémunération des petits producteurs, souvent pénalisés par les mécanismes actuels de fixation des prix. Aly Touré a sollicité, à cet effet, les conseils et l’expertise du ministre Atangana afin de mieux structurer les futures réflexions.
Les deux responsables ont également passé en revue les principaux défis liés à la durabilité de la filière cacao à l’échelle mondiale, avec un accent particulier sur la nécessité de rééquilibrer la chaîne de valeur, dans laquelle le producteur reste encore le maillon le plus vulnérable.
À cette occasion, Aly Touré a plaidé pour un renforcement de la solidarité entre pays producteurs et a réaffirmé sa détermination à œuvrer pour une ICCO plus forte, plus cohérente et plus efficace dans la défense des intérêts des planteurs.
Il a insisté sur l’importance d’une action collective structurée, déclarant que les pays producteurs doivent parler d’une seule voix : « Nous devons disposer d’un collège uni capable de protéger efficacement les producteurs de cacao », a-t-il souligné.
Cette audience marque une nouvelle étape dans la concertation entre États producteurs, dans un contexte où la stabilisation du marché et l’amélioration des revenus des planteurs restent des enjeux majeurs pour l’économie cacaoyère mondiale.